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Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Impacts et conséquences > Par zone géographiques > Afrique > Le réchauffement climatique menace de propager la famine
Le réchauffement climatique menace de propager la famine
date 6 septembre 2005
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Le réchauffement climatique menace de propager la famine

Environ 50 millions de personnes supplémentaires, principalement en Afrique, seront exposées à la famine en 2050 en raison du réchauffement climatique, selon des scientifiques.
Environ 500 millions de personnes souffrent déjà de la faim dans le monde, mais le problème risque de s’aggraver avec l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

"Nous pensons que les changements climatiques vont aggraver les problèmes actuels des millions de personnes menacées par la faim, probablement à hauteur de 50 millions", a déclaré le professeur Martin Parry, du Bureau britannique de météorologie.
"La grande majorité, environ les trois quarts de ce chiffre, se trouveront en Afrique", a-t-il poursuivi.

Pour éviter un tel risque, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 fois plus que ce qui est prévu par le protocole de Kyoto, a déclaré Parry lors de la conférence scientifique de la British Association.

Le protocole de Kyoto prévoit, d’ici 2008-2012, une réduction de 5,2% des gaz à effets de serre par rapport au niveau de 1990. Les Etats-Unis, plus importants pollueurs au monde, ont refusé d’adhérer à ce traité, craignant qu’il n’affecte leur économie.

LE SCENARIO POURRAIT ÊTRE BIEN PIRE

Par ailleurs, le professeur américain Steve Long, de l’Université d’Illinois, a révélé des expériences dans le domaine agricole qui viennent renforcer les thèses de Parry.
Il a d’abord souligné que l’élévation du niveau de C02 (dioxyde de carbone), principal vecteur du réchauffement climatique, stimulerait la croissance des plantes, même s’il est établi que le réchauffement climatique nuira aux rendements. "Quand on augmente le dioxyde de carbone, la croissance des plantes est vraiment stimulée", a-t-il noté.
Mais lors de ses expériences de terrain, l’équipe de Long a découvert que cette stimulation n’équivalait qu’à la moitié de leurs prévisions et ne concernait pas le maïs.
De plus, une augmentation du niveau d’ozone dans l’hémisphère nord, autre conséquence attendue du réchauffement, pourrait finalement entraîner une diminution des rendements.

"Nous avons mené, dans l’Illinois, les premières expériences de cette situation en plein air. Nous avons découvert avec nos semis de sojas qu’en cas d’élévation aux niveaux attendus en 2050, les rendements baissent d’environ 15%", a expliqué Long.
"Cela annule donc toute stimulation due au dioxyde de carbone, a-t-il conclu. Nous pensons que ces nouvelles expériences montrent que le scénario présenté par Martin (Parry), déjà alarmant, pourrait en réalité être bien pire."

LEXPRESS.fr avec Reuters
lundi 5 septembre 2005