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Le réchauffement climatique menace la sécurité nationale
date 20 avril 2007
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Le réchauffement climatique menace la sécurité nationale

Le réchauffement planétaire constitue une sérieuse menace pour la sécurité nationale des États-Unis en risquant d’avoir un impact sur les opérations militaires et d’accroître les tensions mondiales, selon un rapport de hauts militaires retraités rendu public lundi.

Ce document intitulé « La sécurité nationale et la menace du changement climatique » explore les projections de réchauffement en tant que facteur amplificateur des risques dans des régions du monde déjà fragiles où il exacerbera les conditions qui favorisent l’éclosion de l’extrêmisme et du terrorisme.

Le rapport publié par CNA Corp., un groupe privé de recherche à but non lucratif, reconnaît que le réchauffement de la planète pourrait provoquer une plus grande fréquence de tempêtes très violentes, davantage desécheresses et d’inondations, une fonte accélérée des glaciers suivie d’une montée du niveau des océans ainsi que la propagation de maladies. Ce sont les projections avancées par le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui vient de publier une série de rapport très alarmants.

Alors que ces conséquences climatiques sont généralement vues comme des défis environnementaux, ces anciens hauts responsables militaires se sont penchés sur l’aspect sécurité nationale et ont identifié plusieurs facteurs importants de risques.

Ils ont cité de possibles migrations de masse accompagnées de montée des tensions aux frontières, une demande accrue d’opérations de secours et d’évacuation ansi que des conflits pour l’accès aux ressources essentielles comme l’eau et la nourriture.

De tels scénarios pourraient conduire à des engagements directs des forces militaires américaines, a conclu ce groupe de généraux et d’amiraux à la retraite.

« Le changement climatique pourrait créer des conditions qui prolongeraient la guerre contre le terrorisme », relève l’amiral retraité Joseph Lopez, ancien commandant en chef des forces navales américaines en Europe.

« La montée des eaux océaniques, les sécheresses, les tempêtes violentes, la ruine des économies nationales deviendront de plus en plus fréquentes avec le changement climatique en cours (...) des conditions que les terroristes chercheront à exploiter », ajoute-t-il.

Une réduction des émissions carbonique comme le CO2, le principal gaz à effet de serre atmosphérique, est une nécessité pour répondre à ce défi, selon ces militaires.

« Il y a une relation entre les émissions de gaz carboniques et notre sécurité nationale », insiste le général retraité et ex-chef d’État major de l’Armée, Gordon Sullivan, qui préside ce groupe.

« Nous allons payer économiquement d’une façon ou d’une autre à court terme pour réduire ces gaz (...) ou, dans le cas contraire, nous le paierons plus tard militairement avec des coûts en vie humaines », estime le général des Marines retraité Anthony Zinni, ex-commandant des forces américaines au Proche Orient.

Le rapport est accessible sur securityandclimate.cna.org/

Agence France-Presse
Washington
17.04.07