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Le monde entier au chevet du climat lundi à Poznan
date 30 novembre 2008
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Le monde entier au chevet du climat lundi à Poznan

Le 30.11.08 - AFP

PARIS (AFP) - La communauté internationale accourt lundi à Poznan (Pologne) pour son rendez-vous annuel sur le climat (1er-12 décembre) afin de jeter les bases d’un futur accord apte à juguler l’envolée du thermomètre global d’ici la fin du siècle.

Sécheresses, inondations, migrations massives, extinctions d’espèces, propagation de maladies..., les scientifiques promettent les sept plaies climatiques et pire encore si les diplomates se noient dans des négociations irrésolues.

"Il nous faut vraiment changer de vitesse, passer du débat à une phase de négociation", insiste le plus haut responsable du climat à l’ONU, Yvo de Boer.

"Si on trébuche cette année, on n’aura aucune chance l’an prochain", prévient un diplomate rompu aux négociations et qui vise déjà Copenhague en 2009, où les 192 pays signataires de la Convention de l’ONU sur les changements climatiques (CNUCCC) finaliseront le nouveau traité climatique.

En dépit du contexte mondial de crise, le rendez-vous polonais s’ouvre avec une bonne nouvelle : les Etats-Unis seront pour la dernière fois représentés par l’équipe Bush et le président élu Barack Obama s’est déjà engagé à ramener les émissions de gaz à effet de serre (GES) des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d’ici 2020.

"C’est très excitant : après huit ans d’obstruction et de déni, les Etats-Unis s’apprêtent à rejoindre la communauté mondiale", s’est réjoui cette semaine le sénateur démocrate John Kerry, adversaire malheureux de George Bush en 2004.

"Un véritable changement de donne internationale", appuie Jean-Louis Borloo, ministre français de l’Ecologie, dont le pays préside l’Europe jusqu’à fin décembre.

La mauvaise nouvelle, c’est le carambolage de calendrier qui effrite le leadership européen sur un théâtre où elle était une pièce maîtresse : les 27 doivent s’accorder sur le paquet climat-énergie, source de profondes divisions, lors du sommet européen des 11 et 12 décembre. Aux dates mêmes où les ministres de l’environnement (150 sont attendus selon l’ONU) clôtureront la conférence de Poznan.

"Ça tombe vraiment mal", déplore un diplomate occidental. "L’Europe ne fait pas là démonstration de leadership" ajoute-t-il.

En optant unilatéralement pour une réduction de 20% de ses GES en 2020 (par rapport à 1990), voire 30% si d’autres la suivent, l’UE entendait donner l’exemple à l’heure où pays développés et pays en développement doivent présenter une "vision partagée" de l’avenir, avec des engagements pour 2020 et 2050.

Cette "vision partagée" sera l’objet d’une table-ronde ministérielle le 11 à Poznan, un des moments forts de la conférence.

A ce jour, seuls les pays industrialisés qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

L’enjeu, d’ici Copenhague, sera de définir des engagements au-delà de 2012, en enrôlant les Etats-Unis (seul pays industrialisé à n’avoir pas ratifié Kyoto), mais aussi les "Cinq grands" - Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique-, des économies en plein essor qui polluent désormais autant que les pays industrialisés.

L’esprit de la Convention climat fait la différence entre les pays riches et les autres. Mais les premiers réclament désormais une "différenciation" entre pays en développement : "La Chine, ce n’est quand même pas le Burkina-Faso !", résume un expert suisse.

Pour en arriver là, il faudra avoir construit l’architecture financière du futur accord : qui finance quoi et comment, alors que les besoins sont considérables, estimés en centaines de milliards de dollars par an pour limiter le réchauffement, en dizaines de milliards annuels pour l’adaptation.