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Le CO2 n’est pas un polluant
date 17 mai 2010
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Le CO2 n’est pas un polluant

L’erreur des sceptiques...

« Le fait de soudainement étiqueter le CO2 comme ‘polluant’ n’est pas rendre service à un gaz qui a joué un rôle énorme dans le développement et la durabilité de toute vie sur cette formidable Terre. La Terre a clairement inscrit que le CO2 n’est pas un polluant ». (Robert Balling)

Ce que dit la science...

Alors que le CO2 apparaît bien comme polluant de manière directe via l’acidification de l’océan, son impact premier concerne le réchauffement / effet de serre. Si l’effet de serre survient naturellement, trop de réchauffement a de graves conséquences négatives sur l’agriculture, la santé et l’environnement.

Nous pensons couramment aux polluants en tant que contaminant qui salissent ou rendent impur l’environnement. Un exemple marquant en est le Dioxyde de soufre, un sous-produit de l’activité industrielle. Des niveaux élevés de dioxyde de soufre peuvent causer des problèmes respiratoires. Trop de ce dioxyde a pour conséquence des pluies acides. Le dioxyde de soufre a des effets directs sur la santé et sur l’environnement. De manière différente, le dioxyde de carbone est un gaz naturellement présent dans l’atmosphère où il a existé bien avant les êtres humains. Les plantes en ont besoin pour survivre. L’effet de serre du CO2 empêche notre climat de geler. Comment le CO2 peut-il être considéré comme un polluant ?

Dans une définition plus large, un polluant est une substance générant de l’instabilité ou de l’inconfort à un écosystème. Depuis 10.000 ans, le niveau de dioxyde de carbone atmosphérique présent dans l’air est demeuré à des niveaux relativement stables. Pourtant, les émissions de CO2 d’origine humaine des derniers siècles ont perturbé cet équilibre. Par exemple, le fait que les océans absorbent le CO2 de l’atmosphère entraîne une acidification qui affecte de nombreux écosystèmes marins. Cependant, l’impact majeur de la hausse du CO2 est de plus hautes températures.


Graphique 1 : Niveaux de CO2 (éléments par millions) ces 10.000 dernières années. Ligne bleue des blocs de glace de Taylor Dome (NOAA). Ligne verte des blocs de glace de Law Dome (CDIAC). Ligne rouge à partir des mesures directes à Mauna Loa, Hawaii (NOAA).


La montée des niveaux de CO2 génère un effet de serre croissant. Ce processus entraîne des hausses de température qui ont de multiples effets. Certains de ces effets sont bénéfiques, tels qu’une agriculture améliorée à des altitudes élevées ainsi qu’une croissance de la végétation dans certaines circonstances.
Cependant, le poids des conséquences négatives dépasse de loin celui des effets positifs.

Les communautés côtières sont menacées par la hausse du niveau des mers. La fonte des glaciers menace les ressources en eaux de centaines de millions de personnes.
Certaines espèces deviennent en voie d’extinction à des vitesses inégalées dans l’Histoire.

La manière dont nous choisissons de définir le terme ‘polluant’ est un jeu sémantique. Si l’on se focalise sur les quelques effets positifs du dioxyde de carbone on ignore la vue plus large de ses impacts d’ensemble.

Les résultats nets d’une hausse du CO2 sont des conséquences négatives sur notre environnement et sur les conditions de vie de l’humanité à venir.