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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Lancer des négociations formelles et poser les bases d’un texte de négociation et une vision de long terme pour la COP20
Lancer des négociations formelles et poser les bases d’un texte de négociation et une vision de long terme pour la COP20
date 3 juin 2006
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La principale décision prise lors des négociations en mars 2014 reste le lancement des négociations formelles sous la plateforme de Durban. Jusqu’ici, les négociations étaient encore informelles et le G77 a appelé les négociations à travailler en « groupe de contact ». Cela signifie que les négociateurs travaillent sur un texte de négociation ; et que ce groupe et le texte sont obligés de tenir compte formellement des propositions, éléments et amendements de tous les pays. La crainte principale est que les négociations se fassent entre quelques pays et que les propositions des uns et des autres disparaissent – comme ca a été le cas à Varsovie. Finalement, la décision à Bonn crée un seul groupe de contact pour l’ensemble des sujets de la plateforme de Durban, et initiera ses travaux à Bonn en juin. Rien n’interdit ce groupe de créer des sous-groupes de négociation sur des questions plus spécifiques.
Les présidents de l’ADP soumettront une note à ce groupe de contact sur les modalités de travail et les pays feront des soumissions sur ce qu’ils souhaitent voir dans le texte de négociation. Les co-chairs de l’ADP ont soumis une note d’information aux parties pour expliquer la démarche qu’ils proposent pour Bonn, une annexe qui compile les propositions des pays pour l’avant et l’après 2020, et une note pour résumer l’état des discussions lors de la séance de mars. Pour l’instant, la compilation des propositions des Etats ne propose pas un texte cohérent, et comprend donc beaucoup de propositions contradictoires.

Le texte de négociation doit aller le plus loin possible. Au-delà des contributions nationales pour 2025 et 2030, ce texte pourrait acter une vision de long terme qui explicite les solutions clé face aux changements climatiques. De plus en plus d’observateurs et de pays s’accordent pour dire qu’il est temps de mettre un terme à la schizophrénie de nos gouvernements qui négocient un accord sur le climat tout en investissant massivement dans les énergies fossiles et les infrastructures émettrices de gaz à effet de serre. Il est temps d’acter que nous entrons dans une ère qui a vocation – progressivement – à ne plus exploiter et consommer les énergies fossiles responsables du dérèglement climatique.

Pour les ONG, il est impératif que la France défende une vision et un agenda des solutions à horizon 2050. Le sommet de Ban Ki Moon et la COP21 doivent proposer une vision de long terme aux investisseurs, acteurs économiques, et aux négociateurs climat :

  • la fin des émissions liées aux énergies fossiles
  • le déploiement à 100% des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dès aujourd’hui pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

    A côté de ces mesures, il est indispensable d’agir sur les émissions liées à l’usage des sols et à la déforestation, ainsi que sur les (short lived and long lived climate forcers). Toutefois, aucune mesure d’atténuation dans le secteur de l’usage des sols ne devra faire peser de menace sur la souveraineté alimentaire des peuples et les droits humains.