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La révision du protocole de Kyoto aura lieu en 2008
date 12 juin 2007
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La révision du protocole de Kyoto aura lieu en 2008

La communauté internationale a trouvé hier soir, à Nairobi, un accord sur
le calendrier des discussions de l’« après-Kyoto », au-delà de 2012.

LES DISCUSSIONS marathon de l’ONU, qui ont réuni depuis deux semaines à
Nairobi 6000 participants, dont une centaine de ministres, auront permis à
la communauté internationale de franchir une nouvelle étape dans le
processus quimène à la pérennisation du protocole de Kyoto. Hier soir, un
accord a été trouvé sur l’avenir de ce traité international qui vise à
limiter les effets du réchauffement climatique, et qui est désormais
ratifié par 168 États après les signatures du Liban et de la Sierra Leone.

Après-2012

Sans surprise, la principale pierre d’achoppement était la révision du
protocole de Kyoto pour sa deuxième période d’application, au-delà de 2012.
Le protocole de Kyoto, qui ne soumet à ce jour que 35 pays riches à des
engagements de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, expire
en 2012. De nouvelles modalités d’application du traité doivent être
arrêtées pour le pérenniser au-delà de cette date. La communauté
internationale s’est mise d’accord hier soir pour fixer 2008 comme date
butoir au démarrage des discussions pour définir ces nouvelles règles.
Cette révision devra être fondée sur les conclusions scientifiques du
quatrième rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement
climatique » (GIEC), attendu en 2007. Si les pays industrialisés ont fait
valoir dans la capitale kenyane qu’ils n’y arriveraient pas seuls, les pays
en développement, à commencer par la Chine, refusent tout engagement
chiffré.

Pays industrialisés

Le groupe de travail spécial sur les engagements futurs des pays
industrialisés a affiché l’objectif de division par deux des
émissionsmondiales d’ici à 2050. Un objectif qui équivaut à peu près à
celui affiché par l’Union européenne de contenir le réchauffement à + 2°C.
Mais la Chine réclamait, encore hier soir, tout comme pour la révision du
protocole de Kyoto, une date li- mite à ces engagements futurs des pays
riches. Les pays en développement réunis au sein du Groupe G77 n’ont pas
manqué au cours de ces deux semaines de négociations de rappeler aux pays
industrialisés leur responsabilité historique dans le réchauffement et les
ont appelé à réduire en premier leur pollution.

Adaptation

Une partie des débats de cette conférence, la première organisée en Afrique
subsaharienne sur ce sujet, a porté sur l’adaptation des pays émergents aux
conséquences du réchauffement. Le débat a été longtemps cristallisé sur la
question de savoir comment devait être géré le Fonds pour l’adaptation, par
le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) de l’ONUou une nouvelle
instance.
Les pays en développement craignaient principalement que la
surreprésentation des pays industrialisés au sein du FEM ne leur soit
défavorable. D’autres mettaient en avant l’inadéquation à la situation de
la création d’une nouvelle structure, compte tenu de l’urgence à lancer ces
projets. Selon Monique Barbut, présidente du FEM, plusieurs pays africains
souhaitent avant tout voir le Fonds fonctionner au plus vite.D’où l’accord
passé à Nairobi sur un certain nombre de principes de fonctionnement de
cette instance, notamment le fait d’en réserver la gouvernance aux parties
prenantes au protocole de Kyoto. Ce qui exclut de facto les États-Unis de
son conseil exécutif et permet en revanche aux pays émergents d’y être
représentés. Le choix de l’entité dédiée se fera ultérieurement.
« Il n’en demeure pas moins que le financement de ces projets demeure insuffisant :
600 millions d’euros, contre un besoin annuel évalué par la Banque mondiale
de 10 à 40 milliards d’euros », souligne Morgane Créach, du Réseau Action
Climat. Les ONG plaident pour que ce fonds soit abondé non seulement par un
prélèvement financier sur les « mécanismes de développement propre » (MDP),
qui permettent aux pays industrialisés d’investir dans des technologies « 
vertes » dans les pays en développement, mais également sur d’autres outils
mis en place par le protocole de Kyoto.

Une taxe Villepin

L’idée de lancer une taxe sur les produits importés provenant des parties n
’ayant pas ratifié le protocole de Kyoto ne fait guère l’unanimité. Non
reprise dans le discours de Jacques Chirac - lu cette semaine par Nelly
Olin, ministre de l’Écologie - à l’ouverture du segment ministériel de cette
conférence, elle a créé la surprise de plusieurs pays européens, avec
lesquels la France ne s’était pas concertée. Nelly Olin a donc annoncé
jeudi que la France allait lancer une discussion avec ses partenaires de l’
UE sur ce sujet à partir de 2007.Une proposition qui attire d’ores et déjà
les foudres de l’Australie, qui ne fait pas partie, de même que les États-
Unis, du « Kyoto club ».

CAROLINE DE MALET 17 novembre 2006 Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/sciences/200...