logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
La présidence argentine tente de lancer le débat sur l’"après-Kyoto"
date 10 décembre 2004
texte+ texte- google twitter facebook

Climat : la présidence argentine tente de lancer le débat sur l’"après-Kyoto"

L’Argentine exerce la présidence d’une conférence de l’ONU, qui s’est ouverte lundi à Buenos Aires pour discuter du suivi de la Convention climat (1992) et de la mise en œuvre du protocole de Kyoto (1997) qui entrera en vigueur en février prochain.

Le protocole, rejeté par les Etats-Unis, a durci les dispositions de la Convention, un premier accord de l’ONU visant à combattre l’effet de serre et ratifié par Washington. Il impose aux pays industriels des réductions d’émissions de six gaz réchauffant la planète, dont le CO2, à l’horizon 2012. Les pays en développement n’ont que des obligations d’inventaires.

Dans un document non officiel, l’Argentine a proposé mercredi que soient organisées deux réunions informelles en 2005 pour commencer la discussion sur "l’après-Kyoto", l’une en avril-mai et l’autre en septembre-octobre.

Tous les pays seraient invités à participer à ces réunions qui précéderaient l’ouverture officielle, en novembre prochain dans le cadre d’une nouvelle conférence de l’ONU, des négociations sur de nouveaux engagements de limitation des gaz à l’origine du changement climatique.

L’existence de la proposition argentine a été révélée à la presse par le chef de la délégation néerlandaise, Yvo de Boer, dont le pays assume la présidence de l’Union européenne (UE).

M. de Boer a jugé cette initiative "très positive" sans révéler la teneur du texte. Il s’est félicité que le chef de la délégation argentine, Raul Estrada Oyuela, propose d’organiser les réunions préparatoires "dans le contexte de la Convention et de son protocole de Kyoto". L’idée est de permettre aux Etats-Unis de participer pleinement à ces tours de table préliminaires en tant que partie à la Convention mais aussi de rappeler que Kyoto constitue la base des engagements futurs, a-t-il expliqué.

Selon des diplomates, l’UE a proposé des amendements au texte argentin, visant à préciser les objectifs des réunions informelles. Elle souhaite que soient abordés les réductions d’émissions nécessaires à l’échelle mondiale pour stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère ainsi que les moyens de concilier la lutte contre le changement climatique avec le développement des pays du Sud.

Les Etats-Unis ont pris une position minimaliste, soulignant que les réunions devraient être seulement un "échange d’informations" sur les différentes voies suivies pour combattre l’effet de serre.

Le G-77 a réservé sa position, indiquant toutefois qu’il était d’accord sur le principe de réunions préparatoires.

Citant l’accélération du changement climatique, les Européens veulent impliquer les Etats-Unis dans de nouveaux engagements de réduction d’émissions après 2012. Ils veulent aussi associer les plus importants pays en développement qui considèrent toute maîtrise d’émissions polluantes comme une entrave à leur développement.

L’"après-Kyoto" dominera les discussions des ministres de l’Environnement de la planète, attendus pour les trois derniers jours de la conférence de Buenos-Aires (15-17 décembre).

AFP