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La planète veut faire baisser sa température
date 8 décembre 2004
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La planète veut faire baisser sa température

La dixième conférence de l’ONU sur le climat s’est ouverte hier à
Buenos Aires. Objectif : réduire de moitié les émissions de carbone d’ici à 2050.

Les milliers d’experts, de politiques et de lobbyistes sont réunis
depuis hier à
Buenos Aires (Argentine), pour discuter du climat de la planète. Un
rendez-vous, le dixième du genre, fixé par la Convention des Nations
unies sur
le climat de 1992. Elle s’achèvera par un round de discussions à
l’échelon
ministériel du 15 au 17 décembre. Objectif officieux : préparer les
difficiles
discussions pour une stratégie à long terme de réduction de moitié des
émissions de CO2 d’ici à 2050 . C’est la condition minimale pour
contenir la
hausse des températures à 2 °C maximum. Objectif à comparer aux
dernières
prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, qui prévoit une
hausse de
la demande mondiale d’énergie de 60 % en vingt-cinq ans.

Optimisme. En dépit de ces sombres prévisions, et de la réélection de
Bush à la
présidence des Etats-Unis, hostiles à toute démarche multilatérale et
au
protocole conclu à Kyoto en 1997, la conférence de Buenos Aires
s’ouvre sur
une note plus optimiste que prévue. La Russie a, en effet, fini par
ratifier
le protocole le 18 novembre. Avec la Russie, les 55 pays signataires
pèse
désormais plus de 55 % du total des rejets de gaz à effet de serre des
pays
riches en 1990. Le texte aura donc force de loi dès le 16 février
2005. Ils
acceptent de réduire de 5,2 % leurs émissions de gaz à effet de serre
(gaz
carbonique, méthane etc.) d’ici à 2012, sur la base des émissions en
1990.

Mise en bouche. Mais l’impact de Kyoto sera faible sur le réchauffement
 : au
mieux quelques centièmes de degré en moins sur un coup de chaud qui,
selon les
climatologues, pourrait atteindre 5 °C voire 6 °C d’ici à 2100. Kyoto
n’était
en fait qu’un moyen pour les pays industrialisés et riches de
reconnaître leur
culpabilité dans le réchauffement constaté depuis la révolution
industrielle.
L’Australie et, surtout, les Etats-Unis refusent cette culpabilité,
exigeant
que les pays en développement soient eux aussi impliqués. La Maison
Blanche
n’hésite pas à nier certains aspects du réchauffement, et à taire les
rapports
officiels qui disent le contraire (lire ci-dessous).

Obstacle. Ce refus américain reste le principal obstacle aux
discussions. Il
s’agit désormais d’asseoir autour de la table les pays émetteurs de
gaz à
effet de serre, et d’élaborer une stratégie pour l’après-2012. Y
compris
l’Inde et la Chine, dont l’essor économique entraîne une consommation
exponentielle d’énergies fossiles, surtout de charbon, combustible le
plus
générateur de gaz carbonique.

Le Sud pourrait prendre prétexte du refus américain pour rejeter tout
accord
contraignant, en arguant que cela constituerait un frein à leur
développement.
Mais ces pays émettront plus de carbone dans l’atmosphère que les pays
riches
de l’OCDE dans une vingtaine d’années. A New Delhi (Inde) en 2002, les
premières discussions sur l’avenir des négociations avaient déjà
tourné à un
affrontement Nord-Sud. La présidence argentine de la conférence de
Buenos
Aires aura fort à faire pour éviter un remake désastreux.

Denis DELBECQ