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Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > La nécessité de renforcer l’action internationale de lutte contre les changements climatiques
La nécessité de renforcer l’action internationale de lutte contre les changements climatiques
date 13 février 2011
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Changements climatiques : comprendre et réagir LA PREMIÈRE PÉRIODE D’ENGAGEMENT DU PROTOCOLE DE KYOTO arrive à expiration fin 2012. Il est important de préparer la suite dès maintenant. C’est l’objet des négociations internationales dites de « l’après-2012 » qui ont débuté en 2005 et qui auraient dû aboutir à l’adoption de nouveaux engagements lors de la conférence de Copenhague qui s’est tenue en décembre 2009.
Les principaux piliers de cette négociation portent sur : les futurs objectifs de réduction des émissions de GES, les mesures d’adaptation des pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques, les soutiens financiers en faveur des pays en développement pour lutter contre les changements climatiques ou encore les transferts de technologies vers les pays en développement.


Une réduction drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Changements climatiques : comprendre et réagir L’OBJECTIF DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS actuellement fixé par le protocole de Kyoto aux pays industrialisés est insuffisant. Pour éviter un changement dangereux et irréversible du système climatique, il
faut contenir l’augmentation de la température globale en deçà de 2°C d’ici la fin du siècle par rapport au niveau de 1850.

Selon les projections du GIEC, une réduction des émissions des pays industrialisés de 25 % à 40 % pour 2020 – par rapport à 1990 – et de 80 % à 95 % en 2050 est nécessaire. Toujours selon les scientifiques, ce même scénario ne nous donne qu’une chance sur deux de rester sous les 2°C de réchauffement. C’est pourquoi l’ensemble des pays industrialisés doit s’engager vers le scénario le plus ambitieux, à savoir une réduction des émissions de GES de 40 % pour 2020, par rapport à 1990.

Par ailleurs, certains pays en développement sont aujourd’hui de grands émetteurs de GES (Chine, Inde, Brésil). Eux aussi devront donc participer à l’effort mondial de lutte contre les changements climatiques. Mais leur responsabilité dans le dérèglement du climat est difficilement comparable à celle des pays industrialisés qui sont, en raison de leur mode de développement, à l’origine de3/4 des émissions de CO2 depuis 1850. Aujourd’hui, ces derniers représentent seulement un cinquième de la population mondiale mais continuent d’émettre la moitié des émissions mondiales de GES.


Une aide à l’atténuation des émissions de GES dans les pays les plus vulnérables et à leur adaptation à la nouvelle donne climatique

Changements climatiques : comprendre et réagir FACE AUX IMPACTS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (sécheresses, hausse du niveau moyen des océans, événements météorologiques extrêmes, etc.), les pays pauvres sont beaucoup plus vulnérables car ils sont davantage frappés, et ont moins de capacités techniques, humaines et financières pour y faire face. Or, ces impacts compromettent chaque jour un peu plus les chances de développement de ces pays.

Les pays industrialisés, du fait de leur responsabilité, devront aider financièrement les pays en développement pour :
• qu’ils empruntent dès maintenant un modèle de développement peu émetteur de GES et peu consommateur d’énergie,
• qu’ils puissent s’adapter le mieux possible aux impacts néfastes du changement climatique.

La Banque Mondiale estime que l’adaptation des pays en développement coûtera entre 75 et 100 milliards USD par an d’ici 2020. Cette somme devra être générée par de nouvelles sources de financement, telles qu’une taxation des transactions financières internationales. Ces financements devront s’ajouter à l’aide publique au développement car on ne peut prétendre vaincre la misère et lutter contre les changements climatiques avec le même euro. Cependant, il convient de maximiser sur le terrain les synergies entre politiques climat et politiques de développement.


Inclure de nouveaux secteurs pour lutter efficacement contre les changements climatiques

Changements climatiques : comprendre et réagir CERTAINS SECTEURS, qui pourtant contribuent de manière significative aux changements climatiques, sont aujourd’hui peu ou pas du tout concernés par la Convention climat et le protocole de Kyoto. Il s’agit notamment de l’agriculture, de la forêt ou encore des transports maritimes et aériens internationaux.

Sans une participation de ces secteurs à l’effort de réduction des émissions, il ne sera pas possible de limiter le réchauffement global de la planète en deçà de 2°C. Ainsi, chaque année, 13 millions d’hectares de forêt disparaissent soit l’équivalent de la taille de la Grèce ! Cette déforestation est responsable d’environ 20 % des émissions mondiales de CO2.