logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Les Conférences Annuelles des Parties (COP/MOP) > COP11-MOP1 - Montréal 2005 > La faiblesse de l’Union Européenne fait le jeu de l’administration Bush
La faiblesse de l’Union Européenne fait le jeu de l’administration Bush
date 6 décembre 2005
texte+ texte- google twitter facebook

Montréal, le 6 décembre 2005.

La faiblesse de l’Union Européenne fait le jeu de l’administration Bush

A la veille de l’arrivée des ministres à la Conférence de Montréal de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique agissant comme Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (COP/MOP1), les associations membres du Réseau Action Climat-France et Greenpeace s’alarment du manque de courage de l’Union Européenne à ce stade historique de la négociation internationale.

Le Protocole de Kyoto est entré en vigueur en février. La semaine dernière ses règles de fonctionnement, instances et mécanismes de financement sont devenues opérationnelles. L’adoption des accords de Marrakech marque certes une nouvelle étape importante, pourtant les citoyens et les acteurs économiques attendent beaucoup plus de la Conférence de Montréal. Ils souhaitent une décision claire de lancer le processus conduisant à la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto (2013-2017). Le début de ce processus ne peut être différé car il doit s’achever au plus tard fin 2008, afin de laisser suffisamment de temps à la ratification et l’entrée en vigueur de ces nouveaux engagements avant 2012.

« Il est inacceptable que le débat sur le climat reste bloquée jusqu’à ce que la prochaine administration américaine prenne ses fonctions : le reste du monde veut et doit continuer à avancer. Les atermoiements de la Finlande et de l’Italie sur le calendrier pourtant serré du processus post-2012 sont donc inexplicables. » Explique Laetitia De Marez, chargée de campagne climat pour Greenpeace. « Réussir la première période d’engagement et préparer dès à présent la suivante, constituent des signaux forts et attractifs qui, à terme, rallieront les Etats-Unis, car tel sera leur intérêt. »

Les initiatives locales de réduction d’émissions se multiplient à travers les Etats-Unis : mobilisation citoyenne, investissement des entreprises, engagement des Etats fédérés et des parlementaires. En assurant l’avenir du Protocole de Kyoto, l’Union Européenne leur apporte un soutien et une reconnaissance tout en préparant l’entrée des Etats-Unis dans régime climatique post-2012.

A la fin de cette semaine, une décision dans le cadre du Protocole de Kyoto (décision de la COP/MOP) peut seule assurer l’expansion du marché des crédits d’émission, donner la visibilité nécessaire aux acteurs économiques et ainsi impulser les transferts de technologies indispensables au développement durable des pays du Sud via les mécanismes de flexibilité présents et futurs. L’obstruction systématique de l’administration Bush ne permettra pas qu’une telle dynamique se développe dans le cadre de la Convention.

« Le manque d’ambition et de leadership du Royaume-Uni nous inquiète particulièrement. Le Conseil d’octobre prescrivait pourtant un positionnement et une stratégie pro-active et ambitieuse pour cette conférence ». s’alarme Morgane Créach, chargée de mission au Réseau Action Climat-France. « L’Union Européenne doit communiquer aux autres états combien le Protocole de Kyoto est un instrument évolutif et ouvert où tous les états peuvent trouver leur place et ainsi contribuer à l’effort mondial de protection du climat. »

Pour plus d’informations :
Laetitia De Marez, Greenpeace : 00 1 514 802 0978 ou 33 6 08 75 50 08
Morgane Créach, Réseau Action Climat-France : 00 1 514 821 1156