logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Presse > Archives > Communiqués de presse 2007 > La énième pirouette de George W. Bush, « le grand illusionniste », pour
La énième pirouette de George W. Bush, « le grand illusionniste », pour
date 3 octobre 2007
texte+ texte- google twitter facebook

Réaction du RAC-F au discours de G.W Bush du 28 septembre 2007.

La énième pirouette de George W. Bush, « le grand illusionniste », pour torpiller le Protocole de Kyoto

Aujourd’hui se clôture la conférence de Washington regroupant les 17 pays les plus émetteurs de CO2 de la planète (1), organisée
par le Président Bush. Annoncée au G8 de Heiligendamm en juin dernier, cette réunion avait pour but « officiel » de faciliter la
prochaine conférence des Nations Unies sur le climat, qui aura lieu en décembre à Bali.

« En réalité, par cette réunion de Washington, le Président américain tente une fois encor de contourner les efforts entrepris par
la communauté internationale pour lutter contre les changements climatiques et en premier lieu son principal instrument
contraignant : le Protocole de Kyoto », déclare Karine Gavand de Greenpeace France. L’administration Bush continue en effet
de refuser tout principe d’engagements absolus de réduction d’émissions à portée contraignante.

Sans surprise, Bush a également vanté sa solution miracle du « tout technologique », notamment en axant son discours sur le
« nucléaire », présenté comme « propre » car faiblement émetteur de gaz à effet de serre.

« Le président américain feint d’oublier que le nucléaire, en plus d’être dangereux (prolifération) et polluant (déchets), est
incapable de répondre au défi climatique, reprend Karine Gavand. Tout comme Sarkozy, Bush défend les intérêts commerciaux
d’un lobby industriel, alors que le nucléaire n’est d’aucune utilité dans les secteurs les plus fortement émetteurs de CO2 : les
transports, l’habitat, l’agriculture. »

La conférence de Bali (Indonésie), du 3 au 14 décembre, doit tracer la feuille de route de négociations devant mener à un
nouvel accord global, pour lutter contre le dérèglement climatique, sur la deuxième période d’application du Protocole de Kyoto
(à partir de 2012).

« Sous la pression de l’opinion publique américaine et internationale, Bush tente de redorer son image et fait mine de se
préoccuper du climat. En réalité, malheureusement, il n’a pas retourné sa veste sur cette question ! », explique Morgane Créach
du Réseau Action Climat-France.

Pour preuve, aujourd’hui, l’assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a décidé que si l’Europe désire
intégrer, dans son marché de quotas de CO2, les émissions de gaz à effet de serre des vols en provenance et en partance de
son territoire, quelle que soit la nationalité des compagnies aériennes, elle devra, au préalable, avoir conclu des « accords »
avec les pays dont ressortent les compagnies concernées. Les Etats-Unis, fortement opposés à cette proposition de l’Union
européenne, sont pour beaucoup dans cette recommandation de l’OACI. En effet, cette semaine, M. Gray, ambassadeur des
Etats-Unis auprès de l’UE, avait évoqué des poursuites devant l’OMC si l’Union poursuivait dans sa volonté d’imposer toutes les
compagnies aériennes cette mesure, premier pas intéressant pour enfin réguler les émissions de CO2 du secteur aérien.

« La conférence de Bush sur le climat n’est rien de plus que de la propagande. Dès que l’on en vient à parler d’actions
concrètes de réduction des émissions, l’administration de Bush s’oppose et profère même des menaces de sanctions à l’égard
de l’Europe qui désire avancer », ajoute Morgane Créach.

Espérons donc que l’Union européenne refusera jusqu’au bout d’institutionnaliser ce processus parallèle de négociations tant
désiré par Bush. Et surtout que d’autres Etats, aussi peu enclins que les Etats-Unis à faire les efforts nécessaires envers une
réduction massive de leurs émissions (par ex., le Canada), ne s’engouffreront pas dans la brèche que Bush tente d’ouvrir.

Contacts :
- Karine GAVAND, Greenpeace France (karine.gavand@fr.greenpeace.org) : 01.44.64.02.06 ou 06.77.04.61.90
- Morgane CREACH, Réseau Action Climat-France (morgane@rac-f.org) : 01.48.58.00.20 ou 06.8978.44.93
- Michel DUBROMEL, France Nature Environnement (mdubrome@club-internet.fr) : 06.82.52.11.81

(1) Etats-Unis, Chine, Russie, Japon, Inde, Allemagne, Canada, Royaume-Uni, Italie, Corée, France, Mexique, Australie, Afrique du Sud, Indonésie,
Brésil, Union européenne.