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Accueil > Politiques et mesures > Politiques européennes > Efficacité énergétique > La directive efficacité énergétique manque… d’efficacité
La directive efficacité énergétique manque… d’efficacité
date 15 juin 2012
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Montreuil, le 15 juin 2012 - La directive efficacité énergétique européenne a finalement été adoptée aujourd’hui par les États membres de l’UE lors du Conseil européen sur l’énergie.


Communiqué du RAC-F, du CLER, d’Hespul, de FNE, de Gimélec et d’Effet de Serre toi-même !

Malheureusement, l’ambition initiale de la directive n’a pas résisté aux offensives de certains Etats membres. Elle a été affaiblie à tel point que les mesures prévues dans la directive ne permettront d’atteindre qu’un objectif de 15% d’efficacité énergétique en 2020 ; soit seulement les trois quarts de l’objectif. [1] Les économies d’énergie sont un ingrédient incontournable de la lutte contre les changements climatiques ; moins d’ambition sur ce point signifient aussi un affaiblissement des réductions des émissions.

Pourtant atteindre l’objectif de 20% permettrait de réduire les émissions européennes de 740 millions de tonnes (soit -13% par rapport à 1990), de créer jusqu’à 2 millions de nouveaux emplois et de réduire la facture énergétique européenne de 200 milliards d’euros par an. [2]

Le message de la nouvelle ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie en faveur d’un objectif contraignant sur l’efficacité énergétique a marqué une rupture positive au sujet de la directive ; malheureusement ce message est arrivé trop tard pour pouvoir influencer les négociations.

Les articles de la directive ont été vidés de leur substance au cours des négociations :

Le nombre des bâtiments publics à rénover annuellement a été diminué de moitié, pour ne concerner maintenant que les bâtiments du gouvernement central, excluant ainsi les bâtiments appartenant aux collectivités territoriales. Et pourtant l’association des Régions de France (ARF) avait exprimé son soutien en faveur d’une approche ambitieuse. [3]

Par ailleurs, la prise en compte des diverses propositions de dérogation des Etats membres a réduit d’un quart la portée de l’outil des certificats d’économies d’énergie.

Enfin l’objectif pour 2020 est resté non contraignant et sera compté, au choix, en tant qu’énergie primaire ou finale. « Les pays membres qui choisiront le comptage en énergie finale pourront continuer à gaspiller la chaleur produite et souvent perdue au cours de la production d’électricité » déplore Maryse Arditi de France Nature Environnement (FNE).

Cependant, concernant le secteur du bâtiment (dont l’enjeu va bien au-delà de 2020), l’avancée obtenue en dernière phase des négociations avec l’acceptation par les Etats membres d’un article spécifique couvrant le bâti existant est positive et offre une bonne base pour travailler avec chaque pays sur la définition d’une stratégie de rénovation à long terme.

« La directive est maintenant adoptée mais le débat n’est pas terminé », explique Joël Vormus du CLER. « S’il s’avère que les Etats-membres ne sont pas sur bonne trajectoire en termes d’économies d’énergie en 2014, la Commission rendra l’objectif 2020 contraignant. »

« Par ailleurs les discussions autour de l’objectif pour 2030 commenceront sous peu. Cette échéance est primordiale pour créer une visibilité suffisamment grande pour l’orientation des investissements nécessaires pour l’efficacité énergétique », indique Hugues Vérité du Gimelec.

« Nous espérons que la France maintiendra sa bonne volonté en mettant à disposition les financements nécessaires pour garantir la rénovation des 600 000 logements par an annoncée par le président Hollande et en adoptant dès maintenant un objectif contraignant pour 2020 et 2030 pour la France », souligne Meike Fink du Réseau Action Climat France.


Contacts presse :
- Meike Fink
Chargée de missions Climat & Energie - Réseau Action Climat France (RAC-F) :
06 42 28 45 40
- Raphaël Claustre
Directeur du Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER)
01 55 86 80 06