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La France respecte le protocole de Kyoto
date 13 décembre 2005
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Climat : la France respecte le protocole de Kyoto
Les résultats français pour limiter les émissions de gaz à effet de serre sont encourageants

- La France est juste dans les clous.

Hier, l’ouverture de la réunion de
suivi du plan climat a été l’occasion d’évoquer les premiers résultats en
matière de lutte contre les émissions de GES (gaz à effet de serre). « La
diminution est de 1% par rapport à 2003, ce qui représente une chute de 4 à
5 millions de tonnes de CO2 », explique Jean-Claude Gazeau, le président de
la MIES (mission interministérielle de l’effet de serre). Et, au regard des
engagements pris par la France dans le cadre du protocole de Kyoto
(maintenir entre 2008 et 2012 les émissions au niveau de celles de 1990),
« cela représente une diminution de 2% à 3%, l’année 2003 étant déjà en deçà
de 1990 », poursuit le spécialiste.

Pour autant, ces données positives ne doivent pas faire illusion. Parmi les
quatre grands secteurs responsables des émissions de gaz à effet de serre -
industrie, agriculture, transport et habitat -, les deux derniers sont
désormais responsables de la moitié des émissions totales en France. Et si
rien n’est entrepris pour les freiner, chacun émet 1% de plus tous les ans.

Lancé en juillet 2004, le plan climat, qui court jusqu’en 2010, a pour
objectif d’organiser le reflux des émissions dans tous les secteurs. Un
plan complété en septembre dernier par de nouvelles mesures que Dominique
de Villepin a tenu a rappelé lui-même hier. « Le gouvernement entend passer
à la vitesse supérieure pour lutter contre le réchauffement climatique et
aider notre pays à franchir le cap de l’après-pétrole », a expliqué le
premier ministre.

Le chef du gouvernement a notamment insisté sur les mesures visant à
développer les sources d’énergie renouvelables, dont le solaire, avec une
annonce : une hausse conséquente du tarif de rachat par EDF de l’énergie
solaire photovoltaïque (+ 50% pour les particuliers et doublement pour les
installations collectives). Il a rappelé les dispositions visant à
développer le biocarburant et énuméré les aides en faveur du transport
(étiquetages obligatoires d’ici au 1er juin 2006 des émissions de CO2 sur
tous les véhicules neufs, programme de recherche pour concevoir une voiture
familiale qui consomme moins de trois litres aux cent kilomètres).

Il a enfin confirmé les aides en faveur de l’habitat avec la volonté
d’encourager les recherches en matière de logement « basse énergie ».
« Aujourd’hui, un logement consomme en moyenne 200 kilowatts heure par mètre
carré pour le chauffage », a-t-il expliqué. Objectif ? « Que nous soyons
capables d’ici à cinq ans de rénover des logements anciens pour qu’ils ne
consomment que 50 kilowatts heure et de construire des premiers bâtiments
produisant entièrement l’énergie nécessaire à leurs besoins. »

- Scepticisme des associations

Cela sera-t-il suffisant ? les associations regroupées dans le Réseau
action climat se disent très sceptiques, dénonçant des « mesurettes au lieu
d’impulser les changements structurels nécessaires ». Selon elles, « la
France risque de ne même pas tenir ses engagements de Kyoto », et encore
moins d’être capable de diviser ses émissions de gaz à effet de serre par
quatre d’ici à 2050, comme elle s’y est également engagée.

A lire le document préparé par la MIES en vue du rendez-vous sur le climat,
on peut aussi douter de l’efficacité de certaines propositions, en
particulier dans le transport. « Les émissions des transports fournissent un
constat plutôt rassurant, mais que le regard lucide saura rapporter, en
partie, aux conséquences très positives d’autres politiques, comme celle en
faveur de la sécurité routière, expliquent les auteurs qui ajoutent, sans
illusion : On peut même douter que l’augmentation du prix du brut résoudra
de fait le problème tant le désir de mobilité est ancré profondément dans
la société. »

Cela n’empêche pas Dominique de Villepin d’afficher son volontarisme. Le
premier ministre a annoncé son souhait « de négocier dès maintenant de
nouveaux engagements sur les émissions de CO2, afin d’envisager
l’après-Kyoto. Une question qui sera évoquée à la fin du mois à Montréal,
où se tient la 11e conférence des Nations unies sur les changements
climatiques.

Hier, les différents spécialistes intervenus en début de la réunion de
suivi du plan climat, rappelaient tous l’urgence à agir. « Entre 1995 et
2005, neuf de ces dix dernières années ont été plus chaudes que toutes les
autres », a souligné le climatologue Jean Jouzel, quand Alain Ratier, le
directeur général adjoint de Météo France, annonçait pour la France, à la
fin du siècle, « un été sur deux à l’image de celui de 2003 ».

"Le Figaro" Marielle Court
15 novembre 2005
http://www.lefigaro.fr/sciences/200...