logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Secteurs d’activités > Energie > Nucléaire > La France prête à sacrifier le climat pour sauver son nucléaire !
La France prête à sacrifier le climat pour sauver son nucléaire !
date 7 mars 2007
texte+ texte- google twitter facebook

La France prête à sacrifier le climat pour sauver son nucléaire !

Paris, le 7 mars 2007 - Alors que s’ouvre demain le Conseil européen de printemps, le Réseau Action
Climat France (Rac-France) et ses associations membres dénoncent avec force la position inacceptable
de la France sur la « paquet énergie » européen, que vient de confirmer Jérôme Bonnafont, porteparole
de l’Élysée. Le président de la République est prêt à bloquer des objectifs essentiels et
ambitieux de lutte contre les changements climatiques si ses partenaires européens refusent d’avaler la
pilule nucléaire française.

« Cette situation est emblématique de la position française sur les enjeux climatiques et énergétiques :
de grands et beaux discours sur l’urgence climatique d’une part, un soutien obsessionnel au nucléaire
d’autre part, qui obère les investissements dans l’efficacité énergétique et les renouvelables depuis des
décennies en France et maintenant en Europe », déclare - Yannick Jadot, directeur des campagnes de
Greenpeace France. « Si le président de la République devait sacrifier le climat pour préserver les
intérêts bassement mercantiles de l’industrie nucléaire française, il porterait une responsabilité très
lourde dans le discrédit de la France sur la scène internationale », poursuit Serge Orru, directeur
général du WWF France.

La position officielle française a fait l’objet de plusieurs volte-face. Lundi 5 mars, les conseillers de
Jacques Chirac assuraient aux associations la fin de l’ambiguïté française et annonçaient le soutien
inconditionnel de la France à un objectif contraignant de 20 % d’énergies renouvelables en 2020.
C’était sans compter sur le lobby nucléaire qui a réussi à faire évoluer la position française, en
intégrant l’objectif contraignant sur les énergies renouvelables dans un objectif plus global d’énergies
dites « non carbonées » que sont le nucléaire et le captage et stockage de carbone.
Sorti par la porte, le nucléaire est revenu par la fenêtre ! La France tente encore une fois d’imposer à
ses partenaires européens un modèle dangereux et dépassé. Isolée sur la scène européenne, elle va
condamner l’espoir d’un objectif obligatoire de développement des énergies renouvelables, seul outil
efficace pour rassurer les entrepreneurs prêts à investir dans les seules sources d’énergies propres,
durables et qui génèrent le plus d’emplois. « L’hypocrisie de la position française est totalement à
l’opposé de sa prétention à mobiliser la communauté internationale sur le climat. Le président de la
République doit poser des actes en accord avec ses discours, sinon la France apparaîtra comme le
mouton noir de l’Europe ! », ajoute Anne Bringault, directrice des Amis de la terre.

Les enjeux climatiques du paquet énergie européen sont considérables. Ce dernier fixera pour les dix
prochaines années la politique énergétique européenne et constituera l’étalon des négociations
internationales sur la suite du protocole de Kyoto. « Réduire les émissions de gaz à effet de serre de
30 % d’ici 2020, avec des objectifs contraignants de 20 % en matière d’efficacité énergétique et
d’énergies renouvelables, voilà une mesure indispensable et à la hauteur de l’urgence climatique,
conclut Sandrine Mathy, présidente du Rac-France. La France doit la soutenir sans condition. »

Pour rappel, l’opinion publique européenne soutient à 83 % un pourcentage minimum pour la part des
énergies renouvelables, et à 61 % une décroissance de la part du nucléaire dans le mix énergétique
(Eurobaromètre, 5 mars 2007).

Contacts :
- Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France : 06 08 68 27 85
- Karine Gavand, chargée de campagne Climat de Greenpeace France : 06 77 04 61 90
- Cyrielle Den Hartigh, chargée de mission Climat pour les Amis de la terre : 01 48 51 18 95
- Morgane Créach, chargée de mission internationale, Réseau Action Climat France : 01 48 58 00 20
- Agnès Poiret, responsable presse du WWF France : 01 55 25 84 61