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Accueil > Politiques et mesures > Politiques européennes > Emissions du secteur de l’aviation > La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni veulent donner quartier libre à la pollution des vols internationaux
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni veulent donner quartier libre à la pollution des vols internationaux
date 29 novembre 2013 documents joints 1 document joint
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Dans une proposition conjointe qui a fuité dans la presse, les gouvernements français, allemands et britanniques annoncent vouloir prolonger la suspension de l’application du système européen de quotas d’émissions aux vols internationaux jusqu’en 2016 (le "Stop the Clock"). Cela fait suite à la proposition de la Commission européenne de donner suite au Stop the Clock en basant le système de quotas sur l’espace aérien régional de l’Union européenne et des Etats partenaires.

La proposition de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne (http://www.rac-f.org/IMG/pdf/13-11-22_WPE_ETS_aviation_FR-DE-UK_Non_paper.pdf) est une balle tirée dans le pied de toute tentative européenne de commencer à réguler les émissions d’un secteur extrêmement polluant et extrêmement avantagé fiscalement.

Alors que l’avion est déjà responsable de 5% de l’effet de serre (autant qu’un pays industrialisé comme le Royaume-Uni) et que sa pollution pourrait tripler dans les années à venir, les trois principaux Etats membres de l’UE entendent continuer à favoriser les vols longue distance au départ et à l’arrivée de l’Europe. Ils veulent les alléger de toute restriction sur leurs émissions de CO2, au moins jusqu’en 2016.

Nos associations ont cru comprendre que Paris s’était tout particulièrement mobilisé dans l’élaboration de cette position conjointe. Cette position coïncide en outre avec les pressions exercées par Airbus / EADS auprès du gouvernement français, dans le contexte d’annonces sur le non maintien de postes en France. Or ces postes ne sont pas renouvelés non pas par manque d’activité ou contrainte climatique, mais compte tenu des cycles d’innovation ! Au contraire, l’avionneur n’a jamais autant vendu d’avions, grâce à la demande en provenance de pays émergents. D’ailleurs, on constate sans trop de difficultés le lien entre l’implication de capitales européennes pour alléger la législation européenne sur les émissions des avions, et les commandes d’appareils Airbus en cours par des compagnies chinoises ou d’autres pays.

Qui dicte vraiment la politique climatique en France et dans les autres pays de l’UE ? Nos décideurs élus au suffrage universel ou bien la Chine et les lobbies industriels ?

Pour les ONG, cette stratégie de la France est inacceptable. Elle est complètement contraire à la responsabilité du pays dans l’accueil de la future conférence des Nations unies sur le climat, au Bourget, en novembre 2015. Si les émissions de l’aviation ne sont pas incluses dans l’accord mondial sur le climat qui doit être conclu en 2015, alors la France peut s’attendre à un crash au Bourget et à un échec diplomatique retentissant.