logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Archives > Politiques climatiques par pays > Chine > La Chine prend la mesure du réchauffement climatique
La Chine prend la mesure du réchauffement climatique
date 28 août 2006
texte+ texte- google twitter facebook

La Chine prend la mesure du réchauffement climatique

Les tempêtes, les inondations et les épisodes de canicule et de sécheresse qui ont fait plus de 2.000 morts en Chine cette année sont le prélude à un dérèglement climatique encore plus grand dans le pays le plus peuplé de la planète, prévient le directeur du Centre d’étude du climat de Pékin.

"Il n’est pas facile de déterminer les causes précises de ces phénomènes mais nous savons que le réchauffement global en constitue le contexte général", a dit Dong Wenjie à Reuters.

"Cela nous rappelle que le réchauffement climatique va aboutir à des événements météorologiques de plus en plus extrêmes et de plus en plus fréquents."

Depuis le début de l’année, les caprices de la météo ont provoqué en Chine des dégâts matériels estimés à 160 milliards de yuans (20 milliards de dollars).

La Chine est, derrière les Etats-Unis, au deuxième rang des pays rejetant le plus de gaz à effet de serre, en partie responsable du réchauffement climatique en piégeant dans l’atmosphère l’énergie solaire.

Mais les autorités ne sont pas engagées dans une politique de réduction obligatoire des émissions de CO² et des experts jugent guère probable que le gouvernement chinois adopte des quotas limitant ces rejets.

"La préoccupation de la Chine, c’est le développement économique et la croissance", souligne Paul Harris, spécialiste des politiques sur le changement climatique à la Lingnan University de Hong Kong.

"Il semble que les dirigeants chinois commencent à prendre en compte les avertissements sur le réchauffement global mais ne souhaitent certainement pas s’inscrire dans un système de quotas obligatoires", ajoute-t-il en faisant allusion au protocole de Kyoto.

Pays signataire du protocole de Kyoto, la Chine, parce qu’elle est classée parmi les pays en développement, n’est pas soumise au mécanisme de limitation des émissions de gaz à effet de serre qui concerne une trentaine de pays industrialisés.

"Nous voulons limiter et transformer par nous-mêmes notre industrie et nos structures énergétiques. Mais au nom de l’équité, cela doit se faire sur une base volontaire et non pas obligatoire, parce que nous sommes un pays en développement", souligne Dong Wenjie.

La Chine pourrait pourtant payer un prix très élevé au réchauffement de l’atmosphère. Selon Lin Erda, expert à l’Académie chinoise d’agronomie, la production agricole du pays pourrait selon les scénarios chuter de 5 à 10%.

Reuters
Le 28 août 2006