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La 12e conférence sur le climat à Nairobi doit préparer l’après-Kyoto
date 3 novembre 2006
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La 12e conférence sur le climat à Nairobi doit préparer l’après-Kyoto

PARIS (AFP) - La 12e conférence internationale sur le climat, qui s’ouvre lundi à Nairobi sous l’égide des Nations unies, doit garantir la pérennité et le renforcement des efforts engagés pour lutter contre un phénomène qui menace l’humanité et l’économie mondiale.
Le rapport publié lundi par l’économiste britannique Sir Nicolas Stern, qui prévoit un impact socio-économique du changement climatique équivalent à celui des deux guerres mondiales ou de la crise de 1929, devrait stimuler la détermination des quelque 6.000 participants.

Pour la première fois, les travaux se dérouleront dans un pays d’Afrique sub-saharienne, continent particulièrement vulnérable au réchauffement et tout aussi démuni pour y faire face, a souligné Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de la Convention de l’Onu sur les changements climatiques (CCUNCC).
Comme à Montréal l’an passé, la réunion de Nairobi abritera parallèlement les négociations au titre de la Convention (COP12) - à laquelle adhèrent 189 des 192 Etats membres de l’Onu - et la 2e réunion des parties au Protocole de Kyoto (MOP2), ratifié par 156 pays à l’exception notable des Etats-Unis ou de l’Australie.

Parmi les chantiers prioritaires, selon une source diplomatique occidentale : "l’après Kyoto", qui expire en 2012, l’enrôlement des grandes économies émergentes comme l’Inde, la Chine ou le Brésil dans les efforts de lutte contre l’effet de serre et l’aide aux pays en développement dans ce domaine.

Sur la période 2008-2012 actuellement couverte par le Protocole, seuls 35 pays industrialisés et l’Union européenne - dits pays de l’Annexe I, qui représentent un tiers environ des émissions mondiales - sont tenus collectivement de réduire de 5% leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), essentiellement liées à la combustion des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon).

Or, là encore, la sonnette d’alarme vient d’être tirée par le patron du climat à l’Onu : hormis l’Europe centrale et de l’Est, où les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont baissé (-37%) depuis 1990 en raison de l’effondrement économique, celles des autres pays industrialisés ont augmenté de 11%.

"Ils devront intensifier leurs efforts et mettre en œuvre de vigoureuses politiques", a insisté M. de Boer, visant particulièrement les transports (+24% sur 1990-2004).

Le Canada, dont le nouveau gouvernement conservateur est tenté de sortir de Kyoto, ou la Grèce, l’Espagne et l’Italie, comptent au nombre des mauvais élèves.

Or, pour endiguer le réchauffement de la planète, il faudrait réduire les émissions de GES de près de 60% d’ici 2050.

"Nous voulons expliquer aux pays émergents que les nations industralisées n’y parviendront pas seules. Mais il faut pouvoir leur montrer l’exemple et leur dire que ça marche", note la source occidentale. "Tout le monde doit prendre conscience que le constat scientifique a évolué depuis l’adoption de la Convention en 1992 : en 2015, la Chine et l’Inde réunies dépasseront les émissions des USA et celles de l’UE ne compteront plus que pour 14%" des émissions mondiales", ajoute ce négociateur.

De leur côté, les pays en développement réclament d’avantage de soutien pour faire face aux modifications du climat. "Les moyens financiers qui leur sont procurés sont insuffisants", juge Yvo de Boer.

Un dispositif de Kyoto, le Mécanisme de développement propre (MDP), permet aux gros pollueurs de financer des projets énergétiques et industriels "propres" pour réduire leur facture de GES. A ce jour, selon l’Onu, 375 projets de ce type ont été validés et plus de 900 sont en attente, qui représenteraient au total d’ici 2012 une baisse d’émissions de CO2 équivalente à celles du Royaume-Uni et de l’Espagne réunies.

"Mais ils sont très inégalement répartis : l’Inde à elle seule capte 39% de ces investissements, quand les pays les moins avancés, notamment l’Afrique, ne récoltent que les miettes, avec 1,7% des projets", note l’expert occidental qui estime que ce sera là "la grosse attente de ces pays à Nairobi".

AFP, Par Anne CHAON, vendredi 3 novembre 2006, 11h55