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Accueil > Changements climatiques > Réponses aux sceptiques > LIVRE : Le climat à découvert
LIVRE : Le climat à découvert
date 30 juin 2011
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Les climatologues français, dont les méthodes et les conclusions ont été remises en cause il y a un an par une vague climato-sceptique relayée par Claude Allègre, répondent en ouvrant en grand les coulisses de leur science complexe.

"Au moment du sommet de Copenhague, et dans les mois qui ont suivi, on a subi une attaque frontale climato-sceptique assez violente. L’ensemble de la communauté a été atteinte dans sa chair", rappelle Catherine Jeandel, directrice de recherche au CNRS qui a co-dirige un ouvrage collectif, "Le climat à découvert", présenté jeudi.
"On n’est pas dans la polémique, on a travaillé avec les auteurs pour qu’ils décrivent les choses le plus factuellement possible, de façon la plus transparente possible", souligne cette océanographe et géochimiste.
Le changement climatique, un "mythe"... Les climatologues, "un quarteron de chercheurs qui monopolisent l’attention et les financements du monde pour attirer l’attention sur leur discipline ou (et) sur eux-mêmes"...
Aucun des 1.700 scientifiques français du climat n’a oublié ces propos de l’ancien ministre Claude Allègre qui avait relaye en France la vague climato-sceptique dans un livre et sur les plateaux de télévision.
Près de 600 d’entre eux en avaient appelé a la ministre de la Recherche.
Sur le fond, l’Académie des sciences avait réfuté les thèses de Claude Allegre en octobre en réaffirmant que la hausse du CO2, liée aux activités humaines, est la cause principale du réchauffement.

L’ouvrage collectif repond aussi sur la forme.
Les auteurs y détaillent le fonctionnement du climat, les méthodes pour le comprendre et le modéliser ainsi que les incertitudes inhérentes a une science réunissant nombre de disciplines : géologues, atmosphericiens, océanographes, géographes, palynologues (étude des pollens), glaciologues, géologues.
Les scientifiques, en essayant d’échapper au jargon, rappellent les outils permettant de mesurer les évolutions climatiques actuelles (stations météo, satellites) ou passées (glaces, sédiments). Ils explicitent la conception des modèles informatiques pour établir des projections et la façon dont sont prises en compte les perturbations comme les nuages ou les éruptions volcaniques.
Les différents modèles "s’accordent tous sur le fait qu’une augmentation du CO2 dans l’atmosphère induit un réchauffement global du climat", rappelle la physicienne Sandrine Bony dans un chapitre sur les simulations.
Ces modèles peuvent en revanche différer, ajoute-t-elle, sur nombre de points comme "l’amplitude du réchauffement global, la réponse des nuages, la position précise des changements régionaux de précipitation et la réponse des moussons, la modification du nombre et de l’intensité des tempêtes".
Des incertitudes qui "n’ont rien de tabou dans la communauté des modélisateurs", assure-t-elle, mais "motivent" des améliorations continues.
"La science du climat (...) se trouve a un tournant", souligne dans un autre chapitre Herve Le Treut, dynamicien du climat.
"On lui demande maintenant des conseils plus précis pour mettre en place des mesures d’atténuation ou d’adaptation au changement climatique, et cela implique de progresser dans plusieurs domaines", reconnait-il, citant par exemple le besoin d’une "régionalisation" plus précise des possibles impacts.

Le climat à découvert.
Catherine JEANDEL et Rémy MOSSERI
CNRS Éditions.