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LETTRE OUVERTE AUX MINISTRES AFRICAINS FRANCOPHONES
date 9 décembre 2010
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Allocution lors du déjeuner ministériel de la francophonie le 9 Décembre 2010, Cancun.

Excellences Messieurs les Ministres,


Ange Benjamin Brida (Envisciences Côte d'Ivoire) Nous vous sommes très reconnaissants d’avoir accordé à la société civile un moment d’interaction. Et nous voudrions donc partager avec vous les réflexions et les initiatives menées par les 50 membres de notre réseau francophone Climat & Développement en appui à l’atténuation, à l’adaptation et au développement des communautés face à la dégradation du climat. Nous avons associé à cette réflexion des décideurs locaux et celle-ci s’intègre aux politiques et stratégies locales de développement existant.


Notre réseau fait le constat que sur le terrain, il existe des initiatives de développement sobres en carbone et en énergie, et résilientes dans tous les secteurs : énergies renouvelables et efficacité énergétique, protection des forêts, agriculture durable, écotourisme, gestion de l’eau, gestion durable des terres etc. Ces initiatives fonctionnent notamment parce qu’elles émanent des communautés locales et autochtones, et contribuent tant bien que mal à améliorer leurs conditions de vie. Toutefois, ces initiatives méritent d’être renforcées par la recherche scientifique et un appui politique accru pour avoir plus d’impacts.


Nous sommes certains qu’en votre qualité de ministres représentant nos nations ici à Cancun, nous saurons compter sur vous pour porter les préoccupations des communautés et des acteurs de la société civile.

Nos préoccupations ont été traduites à travers l’approche du développement sobre en carbone et résilient aux impacts du changement climatique. Cette approche résulte des réflexions que nous avons eu sur comment intégrer les enjeux climat et développement. Cette approche permet déjà de créer la passerelle entre les négociations internationales et l’action sur le terrain.

Nous mettons en avant l’importance des communautés locales et autochtones pour plus de justice climatique. L’une des avancées importances que nous espérons obtenir à Cancun est l’intégration des préoccupations des communautés de base, de même que leur implication dans le processus climat. REDD a réussi à reconnaître l’importance des communautés locales et autochtones dans la protection des forêts. Il faudrait que ce principe soit acté pour l’ensemble des mécanismes de l’accord que nous négocions ici.

Il en est de même pour l’accès aux financements. L’accès aux financements doit être facilité pour ces communautés les plus concernées. Or, dans l’état actuel des négociations, nous ne le percevons pas suffisamment. Il est important que l’accord alloue au moins 50% des financements à l’adaptation. Il faut par ailleurs que les communautés puissent facilement accéder à ces ressources aussi bien au niveau national qu’international.

Nous pensons que l’aide budgétaire doit rester la source principale de financement climatique. Cependant, pour le bénéfice des communautés, il est important de sécuriser des sources complémentaires de financements qu’on appelle « innovants » : par exemple, un mécanisme de prélèvement automatique provenant de la régulation des secteurs du transport maritime et aérien internationaux. En s’assurant, évidemment, que ces mécanismes n’aient pas d’incidence sur les pays les moins avancés.

Excellences, le changement climatique n’attend pas. Nous pensons qu’il faut, ici à Cancun, prendre des engagements forts pour mieux appuyer les initiatives des communautés et ainsi atténuer les impacts du changement climatique sur elles.

Pour télécharger la lettre ouverte

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