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Le FMI appelle à une réforme des subventions aux énergies fossiles
date 28 mars 2013 lien à consulter 1 lienLe rapport disponible ici
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Dans son dernier rapport, le Fonds Monétaire International (FMI) comptabilise presque deux trillions de dollars de subventions directes et indirectes à l’énergie, soit 2,5% du PIB mondial. En éliminant ces subventions qui concernent principalement les énergies fossiles (2/3 pour le pétrole !), la communauté internationale réduirait ses émissions de C02 de 13% et réduirait la demande mondiale en énergie.

La réforme des subventions aux énergies est sur la table depuis longtemps et a fait l’objet de discussions et décisions au G8 et au G20 depuis plusieurs années, mais sans succès. Pourtant, la réforme apparaît non seulement urgente mais évidente : les subventions aux énergies coûtent très cher aux Etats et empêchent l’augmentation des budgets sanitaires, éducatifs, environnementaux. En outre, ils ne favorisent pas le développement des énergies renouvelables, promeuvent un modèle intensif en énergies fossiles et incitent au gaspillage des ressources de plus en plus chères et rares.

La réforme est néanmoins complexe, notamment dans les pays en développement qui subventionnent la consommation pour accroître rapidement l’accès à l’énergie de la population. Le rapport du FMI propose 22 études de cas pays pour illustrer les conditions et manières de faire une réforme des subventions. Les auteurs soulignent notamment l’importance des actions suivantes : a) les réformes institutionnelles pour dépolitiser la tarification de l’énergie et créer des mécanismes de tarification automatiques b) l’amélioration de l’efficacité énergétique des entreprises d’Etat c) une tarification qui augmente progressivement et est différenciée selon les sources d’énergie d) la stratégie de communication massive pour informer les citoyens du problème des subventions et des alternatives proposées e)des mesures spécifiques pour protéger les pauvres au cours de la réforme. En aucun cas la réforme doit-elle pénaliser les plus pauvres. Au contraire, elle doit permettre une redirection des financements vers le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’ensemble des pays et pour tous.

Cette réforme mondiale – différenciée, équitable et ambitieuse - devra impérativement faire partie de l’accord mondial sur le climat en 2015. La transition d’un monde bâti sur les énergies fossiles vers une société fondée sur les énergies renouvelables et l’économie d’énergie est cruciale pour replacer la planète sur une trajectoire de réchauffement en deca de 2°C.

date Post Scriptum

Le rapport disponible ici : http://www.imf.org/external/french/...