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Accueil > Se tenir informé > Actualités > L’industrie pétrolière agit contre les principes de la COP21
L’industrie pétrolière agit contre les principes de la COP21
date 5 avril documents joints 1 document joint
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La COP21 à Paris à peine derrière nous, les entreprises pétrolières reviennent à la charge…

Cette semaine, un sommet international, MCE Deepwater Development (MCEDD), se tient à Pau. Il réunit les multinationales pétrolières et opérateurs offshore pour discuter du futur de l’extraction des énergies fossiles en mer profonde.
En plus d’être incompatible avec les objectifs climatiques fixés à Paris, ce mode d’extraction est extrêmement nocif pour des écosystèmes marins vulnérables.

L’entreprise française Total est directement impliquée dans l’organisation de ce sommet.
L’occasion de regarder de plus près son impact climatique et ses engagements.

Les émissions directes et indirectes de l’entreprise Total dépassent les émissions totales de la France, à hauteur de 40%.
Sans surprise, le poids climatique le plus important de Total – à coté des raffineries - provient de la combustion des énergies fossiles que l’entreprise vend par tout dans le monde. Ce poste représente 92% des émissions totales (directes et indirectes) du groupe.
L’objectif climatique phare de Total paraît complètement insuffisant : l’entreprise s’est engagée à diviser par deux le torchage du gaz entre 2005 et 2014. Elle a respecté cet engagement qui n’a permis de réduire que 0,8 % de ses émissions totales en 2014.



Il est temps de demander aux entreprises des engagements obligatoires, ambitieux et comptables, avec une trajectoire climatique qui permette de rester en dessous d’une augmentation de la température mondiale de 2°C.
Continuer et élargir les zones de forage est contraire à l’accord de Paris et met davantage en danger les populations et écosystèmes vulnérables aux changements climatiques. Aujourd’hui, il est impératif que 80% des ressources fossiles connues restent sous terre, pour sauver le climat.

Dans le cadre d’une conférence, le RAC publiera mardi 12 avril une analyse des bilans de gaz à effet de serre et des engagements climatiques de 20 entreprises françaises dont Total.


Voici sur ce lien un premier extrait de cette étude, appliqué à l’entreprise Total

date Post Scriptum

Quelques définitions :

- Beges – Bilan de gaz à effet de serre règlementaires selon l’Art. 75 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement.

- CDP – Le CDP (qui s’appelait Carbon Disclosure Project jusqu’à la fin 2012) est une organisation à but non lucratif visant à étudier l’impact des principales entreprises mondiales cotées en bourse sur le changement climatique.

- Les émissions des Scopes 1, 2 et 3[1] :

· Émissions directes de GES (ou SCOPE 1) : Émissions directes provenant des installations fixes ou mobiles situées à l’intérieur du périmètre organisationnel, c’est-à-dire émissions provenant des sources détenues ou contrôlées par l’organisme comme par exemple : combustion des sources fixes et mobiles, procédés industriels hors combustion, émissions des ruminants, biogaz des centres d’enfouissements techniques, fuites de fluides frigorigènes, fertilisation azotée, biomasses…

· Émissions liées à énergie indirectes (ou SCOPE 2) : Émissions indirectes associées à la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur acquise pour les activités de l’organisation.

· Autres émissions indirectes (ou SCOPE 3) : Les autres émissions indirectement produites par les activités de l’organisation qui ne sont pas comptabilisées au scope 2 mais qui sont liées à la chaîne de valeur complète comme par exemple : l’achat de matières premières, de services ou autres produits, les déplacements des salariés, transport amont et aval des marchandises, gestions des déchets générés par les activités de l’organisme, utilisation et fin de vie des produits et services vendus, immobilisation des biens et équipements de production.

Le guide du ministère de l’écologie détaille dans son guide pour la réalisation des bilans GES les différents postes du scope 3.

· Les émissions pertinentes - La pertinence d’un poste d’émissions doit être définie au regard de la contribution du poste vis-à-vis des émissions globales, de son importance stratégique (image, relations avec les parties prenantes, positionnement sur les marchés...), de sa vulnérabilité aux « risques et opportunités carbone » (variation du coût des énergies fossiles, marchés d’échanges, réglementation contraignante, accords régionaux, contentieux...), des leviers d’action dont dispose l’organisation pour réduire les émissions de ce poste.