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Accueil > Politiques et mesures > Politiques européennes > Efficacité énergétique > L’étiquette énergie européenne menacée par les intérêts des fabriquants !
L’étiquette énergie européenne menacée par les intérêts des fabriquants !
date 24 février 2009
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Communiqué de presse du CLER, RAC-F, Amis e la Terre,Greenpeace.

Le 18 février 2009.

L’étiquette énergie européenne menacée par les intérêts des fabriquants !

L’étiquette énergie qui, depuis 1992, informe et guide les consommateurs européens sur la
performance énergétique de plus en plus d’appareils qu’ils achètent, est actuellement
menacée par la pression des industriels, qui veulent faire passer leurs intérêts au détriment
d’une information honnête des citoyens.

La communauté européenne est en effet en train de préparer une révision de cette étiquette, avant de
l’étendre à de nouveaux produits comme les téléviseurs. Mais, au lieu de conserver son principe universel
(où A indique ce qu’il y a de plus efficace sur le marché), elle envisage une modification aberrante de
l’étiquette avec de nouvelles classes au-dessus de A mêlant des chiffres et des lettres : A1, A2, A3...C’est
rendre à coup sûr l’étiquette incompréhensible et tromper le consommateur, puisque la classe A
n’aurait plus aucune valeur de référence.

Pourtant, le bon sens consisterait tout simplement à garder l’échelle bien connue de A à G en la
rééchelonnant régulièrement. Mais, certains fabricants de produits très influents à Bruxelles et dans les
États membres font pression pour éviter que leurs produits soient déclassés lors des révisions. D’où cette
idée d’une échelle ouverte interminable où le consommateur ne s’y retrouvera plus pour identifier quelle
classe correspond aux meilleurs produits.

« À l’heure où la maîtrise de l’énergie et l’information du consommateur sont affichées comme des
priorités, il est stupéfiant de voir l’Union européenne se compromettre à détruire un des outils les plus
efficaces qu’elle ait inventé » déclare Raphaël Claustre, du CLER. Surtout que les arguments mis en avant
par les fabricants sur l’effet d’un déclassement de leurs produits ne sont aucunement démontrés.

En revanche, plusieurs études commanditées par le Bureau européen des Unions de Consommateurs
montre que les consommateurs européens sont largement en faveur du maintien d’une étiquette A-G
simple et claire, et d’une révision régulière de l’étiquette sous sa forme existante
(www.mtprog.com/cms/library-publications/).

La balle est désormais dans le camp des États membres, qui doivent trouver un accord dans les jours à
venir. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne paraissent prêtes à trahir l’information du
consommateur pour faire plaisir aux seuls industriels. La France est hésitante. « Nous appelons vivement le
gouvernement français à se ranger du côté du bon sens en défendant une étiquette A-G efficace et simple,
dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement. Et nous demandons à l’Union européenne de ne pas se
décrédibiliser par un choix absurde qu’aucun consommateur ne comprendrait » conclut Emilie Johann de
Greenpeace France.

Les associations de protection de l’environnement, la fédération européenne des associations de
consommateurs, la fédération européenne des distributeurs et de nombreuses autres organisations ont pris
ouvertement position pour la sauvegarde de l’étiquette A-G.

Contacts Presse :
- Raphaël CLAUSTRE, CLER - 06.03.85.87.96, raphael.claustre@cler.org
- Émilie JOHANN, Greenpeace - 06.08.75.50.13, ejohann@greenpeace.org