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L’UE a les moyens de « geler » le changement climatique
date 24 octobre 2005
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L’UE a les moyens de « geler » le changement climatique

Selon le WWF, l’Union européenne peut réduire d’un tiers ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, en réalisant des économies d’énergie, en renforçant l’utilisation des énergies renouvelables et en faisant largement usage du système d’échanges de quotas d’émissions.

Un nouveau rapport publié par le WWF précise les mesures concrètes que devrait prendre l’UE pour réduire ses émissions de CO2 de 33 % d’ici 2020, même en appliquant un moratoire sur l’énergie nucléaire.

Alors que la Commission européenne lance aujourd’hui la phase suivante du Programme européen de lutte contre le changement climatique, le WWF insiste sur le fait que l’Europe retirerait d’énormes bénéfices en se montrant plus respectueuse du climat : en réduisant sa dépendance par rapport aux sources extérieures d’énergie, en réduisant les coûts pour tous les secteurs de l’économie, en diminuant les dépenses en matière de santé grâce à une diminution de la pollution et en créant de nouveaux emplois dans le secteur des énergies renouvelables et des économies d’énergie.

“Ce qu’il faut avant tout pour atteindre cet objectif, ce n’est pas de se demander si les technologies adéquates sont disponibles, mais bien de prendre des décisions engagées et efficaces”, déclare Sam Van den Plas, Climate Change Officer chez WWF Belgique. “En adoptant des politiques ambitieuses, en utilisant largement le système d’échanges de quotas d’émissions et en fixant des objectifs obligatoires en matière d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables, l’Europe se positionnera comme une région du monde où il sera possible de vivre et de travailler dans un environnement sûr et sain”.

Le rapport révèle que d’ici 2020, la consommation d’énergie en Europe pourrait être réduite de 20 % sans affaiblir le niveau de vie et sans dommages pour l’économie. Si aucune action efficace n’est prise, la consommation d’énergie augmentera jusqu’à 1,46 % par an alors qu’elle pourrait diminuer de 0,4 % par an si des mesures concrètes sont appliquées. Les ménages européens pourraient économiser à eux seuls un cinquième de leur consommation d’énergie en isolant mieux les habitations, en adoptant des systèmes plus performants de chauffage et de conditionnement d’air et en utilisant des appareils ménagers moins gourmands en énergie.

Le secteur de l’énergie pourrait réduire de plus de 50 % ses émissions de CO2 en investissant plus dans les énergies renouvelables, en combinant la production de chaleur et d’énergie et en initiant des mesures de conservation de l’énergie par les consommateurs.

La part des sources d’énergie renouvelables, comme la biomasse (déchets organiques, bois et biogaz), l’énergie éolienne et l’énergie hydraulique durable, pourrait potentiellement s’accroître de 6,10 % par an contre seulement 1,8 % à l’heure actuelle. Les émissions de gaz à effet de serre dans des secteurs non liés à l’énergie pourraient quant à elles être réduites de 33 %, principalement dans l’agriculture et dans le domaine de la gestion des déchets.

Le WWF demande à l’UE d’adopter une stratégie globale efficace en matière de lutte contre le changement climatique, basée sur un recours intensif au système d’échanges de quotas d’émissions et soutenue par des directives pouvant favoriser des objectifs obligatoires en matière d’efficacité énergétique de même que des systèmes légaux et fiscaux en faveur des énergies renouvelables. Une réforme financière écologique devrait également être menée afin de mettre fin aux subsides directs et indirects qui favorisent les énergies non durables.

“La Conférence flamande sur le climat qui s’est tenue la semaine dernière a reconnu le potentiel considérable d’économies de CO2 pouvant être réalisées dans le domaine de la mobilité et de l’aménagement des bâtiments. La Belgique doit montrer l’exemple et utiliser les moyens techniques, politiques et économiques nécessaires pour atteindre l’objectif de réduction de 30 % des émissions de CO2 en Europe d’ici 2020, contribuant de cette façon aux efforts globaux en vue de maintenir le réchauffement du climat en dessous des 2° C. Ceci aiderait l’UE à renouveler et renforcer son rôle de pionnière dans les pourparlers internationaux relatifs au climat », a encore déclaré Sam Van den plas.

www.wwf.be, le 24 octobre 2005