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L’Optimum climatique médiéval était plus chaud
date 21 mai 2010
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L’Optimum Climatique Médiéval est-il comparable au climat actuel ?

L’argument des sceptiques...

Il faisait plus chaud lors de l’optimum climatique médiéval qu’actuellement. Cela signifie que le réchauffement planétaire récent n’a rien d’inhabituel, qu’il est donc naturel et non pas attribuable aux activités humaines.

Ce que dit la science...

S’il est vrai que certaines régions de la planète ont connu des températures anormalement élevées lors de l’optimum médiéval, la température moyenne globale de la planète était inférieure à celle observée aujourd’hui.

L’optimum climatique médiéval a duré approximativement de 950 à 1250 et s’est traduit pas des températures relativement chaudes dans certaines régions. A cette époque, le recul de la banquise a permis aux Vikings de naviguer vers le Groenland pour le coloniser. Des sécheresses prolongées sévissaient en Amérique du Nord. Mais ce climat était-il vraiment plus chaud que le nôtre à l’échelle de la planète ? Pour répondre à cette question, il ne faut pas se limiter à estimer ce réchauffement dans quelques régions, mais plutôt s’attacher à l’évaluer sur l’ensemble du globe.
En général, les travaux scientifiques visant à reconstruire les climats passés s’attachent à évaluer la température globale (ou parfois d’un hémisphère). Pour répondre à la question concernant l’optimum climatique médiéval, plus de 1000 données de cernes d’arbres, carottes glaciaires, coraux, sédiments et autres indicateurs indirects des variations climatiques répartis sur les deux hémisphères ont été exploitées pour construire une carte globale des changements de température depuis 1500 ans (Mann, 2009). On a pu ainsi conclure que l’optimum médiéval correspondait à des conditions climatiques plus chaudes que celles de la période de référence 1961-1990 sur une grande partie de l’Atlantique Nord, le sud du Groenland, la partie eurasiatique de l’Arctique, et certaines régions d’Amérique du Nord. Certaines parties du globe étaient même aussi chaudes qu’actuellement. Cependant, certaines régions telles que le centre de l’Eurasie, la partie nord-ouest de l’Amérique du Nord, et le Pacifique tropical étaient nettement plus froides qu’au cours de la période 1961-1990.

Figure 1:Reconstruction de l’anomalie de température de l’optimum médiéval (950-1250) par rapport à la période de référence 1961-1990. Les régions ne comportant pas d’indicateurs de température exploitables ont été grisées.

Comparons maintenant l’optimum climatique médiéval aux conditions actuelles. Voici la structure des températures pour la période 1999-2008. On constate que le réchauffement actuel est pratiquement général (à quelques exceptions près, telles que le refroidissement de l’Antarctique de l’Est). [lien dans le texte anglais vers ‘regional East Antarctic cooling]

Figure 2 : Anomalie de la température pour la période 1999-2008 par rapport à la période de référence 1961-1990. Les régions sans données de températures suffisamment fiables ont été grisées(NOAA).

En conclusion, l’optimum climatique médiéval n’était pas un phénomène à caractère global. Les conditions climatiques relativement chaudes se limitaient à quelques régions. D’autres étaient même plus froides que pendant le « petit âge glaciaire » qui a suivi. Affirmer que l’optimum climatique médiéval était une période plus chaude qu’actuellement, en ne considérant que certaines régions est donc incorrect. En effet, il apparaît que la température moyenne de la planète dans son ensemble était inférieure à celle que nous connaissons actuellement.