logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
L’Europe se réchauffe
date 11 août 2005
texte+ texte- google twitter facebook


Un rapport du WWF, analysant les températures estivales de 16 grandes villes européennes, révèle que les villes du vieux continent connaissent des étés de plus en plus chauds, les températures moyennes ayant grimpé parfois de plus de 2°C au cours de ces 30 dernières années.


Télécharger le rapport (PDF, 12 pages, en anglais) : EN CLIQUANT ICI

Le rapport de l’organisation mondiale pour la protection de l’environnement, Europe feels the heat, montre que c’est à Londres que les maximales estivales ont le plus augmenté (+2°C en 30 ans), suivi d’Athènes et de Lisbonne (+1.9ºC), de Varsovie (+1.3ºC) et de Berlin (+1.2ºC).
Lorsque l’on se penche sur les températures moyennes journalières en été, celles-ci ont le plus crû à Madrid (+2,2°C en 30 ans), puis à Luxembourg (+2°C), Stockholm (+1,5°C) suivies de Bruxelles, Rome et Vienne (+1,2°C). Sur les 5 dernières années, les températures moyennes estivales dans 13 villes sur les 16 étudiées ont été plus élevées d’au moins 1°C par comparaison à la période 1970-1975.

« Les aiguilles des baromètres vont bientôt pointer sur ‘intolérable’, si les températures des villes européennes continuent à s’envoler aussi vite », met en garde Imogen Zethoven, directrice de campagne au WWF International. « Selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines et responsables du réchauffement climatique multiplient par deux les risques de connaître des nouveaux pics de températures ».

Le rapport du WWF rappelle ainsi le lien entre le changement climatique planétaire et la probabilité de plus en plus forte de connaître des canicules, sécheresses et tempêtes estivales plus fréquentes et plus intenses.

Il pointe également du doigt l’un des secteurs les plus coupables au niveau mondial : celui de la production d’électricité qui émet 37% des émissions globales de CO2 (le premier des gaz à effet de serre). Beaucoup de pays européens utilisent encore du charbon, source majeure de CO2, pour fabriquer leur électricité.

« Si l’on veut que les villes restent vivables en été, il est impératif de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour stopper le réchauffement de la planète », conclut Imogen Zethoven. « Les Etats européens ont pour cela mis en place un système de quotas de CO2 dans l’industrie et la production d’énergie. Mais nous attendons que ces quotas soient considérablement revus à la baisse pour obtenir vraiment des résultats. »