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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > L’Europe fait marche arrière sur les limites d’émissions de CO2 des voitures
L’Europe fait marche arrière sur les limites d’émissions de CO2 des voitures
date 27 novembre 2013
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Montreuil, le 27 novembre 2013 - À l’issue d’une réunion de trilogue qui s’est tenue hier à Bruxelles, les représentants du Parlement européen, des Etats-membres du Conseil et de la Commission européenne sont revenus sur l’accord qui avait été bloqué par l’Allemagne fin juin, avec un nouveau compromis sur le règlement européen censé limiter les émissions de CO2 des voitures à l’horizon 2020.


Un accord au rabais

Mais ce compromis, qui devrait être approuvé par les Etats vendredi en COREPER, prévoit un an de répit pour les constructeurs. Ceux-ci devront respecter la moyenne de 95gCO2/km en 2020 pour 95% de leurs véhicules neufs seulement, laissant de côté les 5% de véhicules les plus polluants.

Il faudra attendre le 1er janvier 2021 pour que la totalité des nouveaux véhicules vendus en Europe soient tenus de respecter la moyenne de 95gCO2/km. Et les constructeurs pourront encore recourir aux super crédits pour compenser la vente de véhicules énergivores jusqu’à la fin de 2022.

Les lobbies roulent des mécaniques

Grâce à ce tout de passe-passe, l’objectif de 95gCO2/km introduit par la France, et connu de tous depuis 2008, pourrait être atteint en 2023 seulement.

« Il est affligeant de constater que les constructeurs automobiles les plus polluants auront eu raison des Etats européens, au lendemain de la conférence des Nations Unies sur le climat, poussant l’Europe à faire marche arrière sur un règlement pourtant bénéfique pour tous », s’indigne Lorelei Limousin, chargée de mission Climat et Transports au Réseau Action Climat.

Dénonçant le rôle ambigu du gouvernement français, nos associations attendaient davantage de fermeté et d’ambition de sa part, dans l’intérêt de la protection du climat et des constructeurs automobiles français qui devancent actuellement leurs objectifs 2015, du fait des modifications que l’Allemagne avait déjà su imposer en 2008.

Prochaine étape : l’adoption d’un objectif ambitieux pour 2025

Aussi décevant soit-il, cet accord devrait être entériné pour pouvoir passer à la prochaine étape : la définition d’un objectif ambitieux (de 60g CO2/km) pour 2025 qui fait grandement défaut au présent accord. Dans la perspective de la COP21 qui se tiendra à Paris en 2015, nos associations estiment que la France devra à l’avenir prendre le volant pour mener à bien ces négociations.


Contacts :
- Lorelei Limousin, chargée de mission Climat Transports RAC – 07.70.31.09.19
- Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement – 06.06.88.52.66