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Accueil > Réseau Action Climat > Nos activités > Le RAC-F dans la presse... > Articles 2005-2006 > L’Australie minimise le rechauffement climatique
L’Australie minimise le rechauffement climatique
date 14 mars 2006
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L’Australie minimise le rechauffement climatique

Alors que le protocole de Kyoto fete sa premiere annee de mise en œuvre,
des scientifiques du
pays accusent le gouvernement d’avoir exerce des pressions pour qu’ils
taisent leurs opinions sur
le rechauffement climatique.
Etrange cadeau d’anniversaire. Alors que le protocole de Kyoto fete
aujourd’hui sa premiere annee
de mise en œuvre apres huit ans de suspense depuis sa signature (1997), le
gouvernement
australien est accuse par trois scientifiques d’exercer des pressions pour
taire leurs opinions
sur le rechauffement climatique. Selon l’un d’eux, Graeme Pearman, ancien
directeur du climat a
l’Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth
(Csiro), les hautes
autorites australiennes, qui refusent de ratifier le protocole de Kyoto,
l’ont incite a ne rien
declarer qui soit en contradiction avec la politique officielle du pays.
L’un de ses collegues,
Barrie Pittock, un autre cadre du Csiro, a affirme avoir ete oblige de
retirer d’une publication
gouvernementale des informations sur l’impact du rechauffement climatique.
Le protocole de Kyoto instaure, pour les 34 pays riches qui l’ont ratifie,
un objectif de
reduction des emissions de Gaz a effet de serre (GES) de 5,2 % en moyenne
d’ici a 2012 par rapport
a 1990. La demarche, qui ajoute une contrainte evidente pour les activites
economiques, temoigne
de ce fait du serieux que les responsables politiques accordent a la
question des variations
climatiques et de ses dangers sociaux et environnementaux, et a la necessite
de ralentir le
processus de dereglement climatique. Pourtant des pays importants, comme les
Etats-Unis, premier
pollueur avec 25 % des rejets de CO2 dans le monde, ou l’Australie refusent
toujours de ratifier
ce protocole. Le president Bush invoque tour a tour la necessite de ne pas
mettre en peril la
rentabilite des entreprises americaines, ou l’avantageuse position des pays
emergents (Chine,
Bresil...) qui ne sont astreints a aucune reduction d’emission alors que
leur consommation
d’energie croit de maniere exponentielle.

Cacophonie internationale.
Cette cacophonie internationale mine de l’interieur l’efficacite du
dispositif de Kyoto et
hypotheque la strategie de lutte contre le rechauffement. Pour surmonter ces
difficultes, les pays
qui l’ont ratifie reflechissent aux moyens d’associer plus activement les
pays emergents aux
objectifs de reduction selon une formule respectueuse de leur propre
developpement. Ces sujets ont
ete au cœur de la derniere conference sur le climat qui s’est tenue fin
decembre a Montreal, sous
l’egide des Nations unies. L’Europe a obtenu que soient lancees des
discussions pour l’instant
informelles sur le regime des reductions qu’il faudra appliquer apres 2012,
date limite couverte
pour l’instant parle protocole.

« Les pays concernes feront connaitre leurs propositions en deux temps
mi-mars et mi-avril », rapporte Morgane Creach, chargee de mission a Reseau
action climat France. En attendant, les pays industrialises concernes
peinent a atteindre les objectifs actuels
pourtant modestes, constate cette militante.

La Tribune, 21/02/06 Laurent Chemineau