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L’Alliance définit ses conditions de réussite du Grenelle
date 23 octobre 2007
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23 octobre 2007

Après les discussions vient le temps des décisions !
L’Alliance définit ses conditions de réussite du Grenelle

Le 23/10/07 - À la veille de l’ouverture de la phase finale du Grenelle de l’environnement, les associations écologistes membres de l’Alliance pour la planète présentent ses mesures concrètes et de bon sens, budgétisées et planifiées, sur lesquelles doit absolument s’engager le Président de la République et qui feront du Grenelle de l’environnement une réussite.

« Le temps des discussions est terminé. Voici venu le temps des décisions, déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l’Alliance. Pour être une réussite et répondre à la crise environnementale, le Grenelle de l’environnement doit déboucher sur les décisions radicales que nous proposons et qui font rupture avec le statu quo actuel. Ces décisions doivent impérativement comprendre des objectifs chiffrés et datés. »

« L’Alliance jugera les résultats du Grenelle de l’environnement sur la base de critères objectifs : les solutions clés à la crise environnementale ! » annonce Daniel Richard, président du WWF France et porte-parole de l’Alliance pour la planète.

Pour que le grenelle de l’environnement soit une réussite, la déclaration finale de Nicolas Sarkozy doit être :

Transports : Pour limiter les émissions massives de CO2 liées au transport, le Grenelle décide de sortir de la logique du « tout routier », en mettant en place un moratoire sur les projets autoroutiers et aéroportuaires, et en développant massivement les modes de transports alternatifs pour les voyageurs et les marchandises.
L’Agence de financement des infrastructures de transports en France doit allouer en 2008 aux collectivités territoriales 43,5 milliards d’euros pour développer les transports urbains et périurbains (tramways, bus, métro, train voyageurs). Les recettes de l’éco-redevance sur les poids lourds et de l’éco-pastille annuelle sur les véhicules particuliers neufs doivent être affectées à ce financement.

Bâtiments : Le Grenelle décide la mise en place d’un plan de rénovation massif et ambitieux des logements. Une loi de programmation sur les bâtiments devra être votée en 2008 avec, à partir de 2012, une obligation d’isolation des logements lors du changement d’occupant (environ 400 000 logements par an), à 50 kWh/m2 d’énergie primaire pour le chauffage. Les travaux d’isolation seront financées par les économies d’énergie réalisées et une aide publique d’un milliard d’euros par an (financement de prêts à taux zéro).

Énergie : La lutte contre les changements climatiques passe par une refonte de la politique énergétique de la France, fondée en priorité sur l’efficacité énergétique . Celle-ci permettra également aux Français de réduire considérablement leur facture « énergétique ». Pour améliorer d’au moins 20% l’efficacité énergétique et développer les énergies renouvelables à hauteur d’au minimum 20% de notre bouquet énergétique d’ici 2020, le Grenelle décide que le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR doit être abandonné et la sortie du tout nucléaire programmée.

Pesticides : Parce que les pesticides sont devenus une menace majeure pour la santé et l’environnement, le Grenelle décide un plan de réduction de l’utilisation des pesticides de 25 % en 5 ans et de 50 % en dix ans.
La France, pays de la gastronomie, doit redorer son image autant sur le plan de la qualité sanitaire de ces aliments que de son impact environnemental. 15 % de la surface agricole doit être consacrée à l’agriculture biologique d’ici 2012.

OGM : Pour garantir le droit de produire et de consommer sans OGM et lutter contre la contamination irréversible de l’environnement, le Grenelle décide la mise en place d’un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ, seule façon de garantir l’existence de cultures non OGM - conventionnelles ou bio.

Déchets : Pour réduire la quantité de déchets à la source et développer les filières de valorisation matière, avec un l’objectif de 60% de valorisation des déchets d’ici à 2020, le Grenelle décider la mise en place d’un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs.

Forêts : Le Grenelle décide de valoriser la filière bois française et de protéger les forêts tropicales, avec un objectif contraignant : 90 % de bois issus des filières locales, et 10 % issus des filières d’importations certifiées FSC d’ici à 2012.

Lanceurs d’alerte : Le Grenelle décide de mettre en place un statut de protection des lanceurs d’alerte, chercheurs ou simples citoyens qui, dans le secteur public comme dans le privé, alertent d’un risque environnemental et/ou sanitaire.

Mesure fiscale : Le Grenelle décide que l’énergie doit être payée à son vrai coût, qui comprend notamment l’impact environnemental. Pour cela, le Grenelle décide que soit inscrite dans la loi de finances 2008 une contribution financière « énergie climat » sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie non renouvelable (charbon, gaz, pétrole, nucléaire) d’au moins 20 euros/tonne de CO2, et de 50 euros/TEP. L Les recettes générées pourront être utilisées pour financer les investissements dans les économies d’énergie et pour maintenir le niveau de revenu des ménages les plus modestes.