logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Joseph Francis
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
    [
texte+ texte- google twitter facebook





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Nous nous engageons sur une politique volontaire de rénovation énergétique sur le bâti existant, ainsi que d’assurer la norme HQE sur les nouveaux projets. La création d’éco quartiers devant se concevoir bien évidemment, non seulement sur la construction, les moyens de transports, mais sur l’utilisation de l’eau, des déchets ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas, même dans des réalisations labélisées.

2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

Le développement de Montpellier a, jusqu’à présent et ce depuis 30 ans, favorisé l’étalement urbain vers le sud. Il faut équilibrer en libérant le foncier vers le nord. Il faut également, selon la formule consacrée, refonder la ville sur la ville : nous relocaliserons les activités de services et les commerces de proximité. La spécialisation des espaces ayant augmenté les besoins de transports et de stationnement notamment automobiles, nous créerons ainsi des conditions d’une réelle vie de quartier, qui limiteront les déplacements.

3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

Voir réponse à la question précédente

4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

La politique de végétalisation de la ville sera assurée en protégeant, d’une part les espaces verts d’ores et déjà menacés par la bétonisation (Parc Montcalm, zoo et stade Pierre Prévost). D’autre part pour Montpellier et son agglomération, nous protègerons ou établirons, chaque fois que cela est possible, de véritables corridors écologiques créant une continuité entre les espaces verts et les espaces naturels.


Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

La ligne 5 du tramway étant en projet à Montpellier, nous nous attacherons, en modifiant le tracé prévu, à ce qu’elle desserve des zones fortement urbanisées. Le tracé actuel prévoit, en effet, de traverser un parc de 23 hectares, le Parc Montcalm, dans l’intention de le bétonner. Nous préserverons cet espace vert en le desservant sans le traverser. La création de nouvelles lignes de tram peut ainsi sembler vertueuse alors qu’on l’a bien souvent détournée de sa vocation initiale. De plus, nous amènerons la ligne 3 jusqu’à la mer permettant ainsi une inter modalité tram- vélo pour que les Montpelliérains n’aient pas à utiliser leur voiture pour rejoindre les plages et l’aéroport.

2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Un plan vélo d’envergure sera mis en place avec, chaque fois que cela sera possible, des pistes cyclables séparées du flot de circulation automobile. L’inter modalité train- tram- bus-vélo sera au cœur de la politique de transport avec une volonté de fluidifier la circulation, les bouchons aux entrées de ville paralysant journellement notre agglomération. Il faut créer des parkings périphériques, notamment au nord de l’écusson, permettant d’accéder au centre- ville.

3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Considérant que la rue est un espace à partager entre voitures, vélos, piétons, nous élargirons autour de l’écusson une zone 30km/h qui harmonisera le partage de cet espace public. Il faut être prudent en cas de généralisation de cette disposition : circuler à 30 km/h pollue plus l’atmosphère qu’à 50 km/h.


Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

70% de la consommation d’énergie au niveau des bâtiments vient du chauffage. Notre politique de rénovation énergétique de bâtiments existants devra donc s’appuyer sur des professionnels compétents. Il est donc nécessaire de permettre à ces professions de se structurer sur la base d’un cahier des charges, d’un référentiel permettant une haute performance des travaux réalisés. Il est essentiel par ailleurs d’analyser avec précision les gisements d’économie d’énergie. Pour les ménages en précarité énergétique, nous nous engageons à mettre en place un service local d’intervention pour la maitrise de l’énergie. Les ménages défavorisés étant les moins armés face aux problèmes d’isolation et aux dépenses croissantes notamment de chauffage, un numéro de téléphone dédié permettra un signalement. Celui-ci entrainera une analyse précise de leur situation et des réponses à apporter lors d’une visite à domicile.
Il faut qu’il y ait un effort Europe / Etat / collectivités déployé pour aider les familles défavorisées dans le cadre de la mise en place des solutions préconisées.


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Voir réponse à la question 1

3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Voir réponse à la question 1

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Voir réponse à la question 1

5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Voir réponse à la question 1


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Pour ce qui concerne les réseaux de chaleurs alimentés par des énergies renouvelables, nous avons le quartier des « grisettes » qui utilise l’usine TMB méthanisation Amétyst. Nous supprimerons le TMB qui produit certes de la chaleur mais au prix d’un désastre écologique et sanitaire (aucune valorisation matière, production d’un digestât pollué, risque d’incendie et d’explosion en milieu urbain, gaz malodorant). Nous développerons la méthanisation de bio déchets triés à la source (politique ambitieuse voir rubrique déchets). L’énergie de cette méthanisation pertinente sera utilisée par une cogénération électricité-chaleur.
Le contrôle des concessions d’électricité et de gaz sera effectué au même titre que celui de l’eau où d’ailleurs un retour en régie publique est programmé. Afin d’optimiser l’entretien des réseaux et les coûts, il est nécessaire que le politique reprenne « la main » sur le secteur privé. Le développement de la production d’énergies renouvelables dans notre région ensoleillée étant une priorité pertinente, il sera soutenu par des aides dont il n’y aura pas de doute sur la stabilité.
Tous ces dossiers doivent être accessibles au citoyen : l’expertise doit se faire à travers la démocratie de proximité.


2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Voir réponse à la question 1

3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

Voir réponse à la question 1

4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

Voir réponse à la question 1


Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Nous nous sommes engagés pour ce qui concerne les établissements scolaires, à la gratuité de la cantine pour tous. Etant déterminés à favoriser les circuits courts, nous participerons activement au développement d’une ceinture maraichère autour de Montpellier. La politique volontaire de tri à la source des fermentescibles favorisant la production d’un compost de qualité, après méthanisation ou compostage, permettra d’amender les sols selon les exigences du bio. Le digestat pollué, jusqu’alors produit par le TMB d’Amétyst, ne servant qu’à dégrader les sols et l’air de la décharge de Castries.
Cela permettra le développement d’exploitations agricoles biologiques que nous inscrirons dans un programme d’évaluation qualité. Le coût des repas bio, ainsi diminué, donnera la possibilité d’aller au-delà d’un repas bio par semaine.
Il existe dans notre cité des compétences extraordinaires à ce sujet. On se fonde sur l’alimentation méditerranéenne qui a créé un véritable « modèle méditerranéen ». Nous avons sur place tout pour réussir. Il demeure la volonté et la culture à développer auprès des jeunes.


2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Voir réponse à la question 1


Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

Nous avons pris l’engagement en matière de traitement écologique des déchets pour Montpellier et son agglomération d’aller au-delà de vos deux propositions.
En effet, nous démantèlerons l’usine TMB Amétyst la plus importante de France qui représente un scandale écologique, sanitaire et financier tout en conservant sa ligne de méthanisation de bio déchet. Nous mettrons une politique volontaire de réduction des déchets, de tri à la source notamment des fermentescibles, mise en place d’un bac bio, développement du compostage individuel et collectif (maitres - composteurs), doublement de la capacité du centre de tri et valorisation DEMETER rendue possible par l’objectif d’une baisse de 30% de la poubelle grise des déchets mélangés en 2 ans.
Création de ressourceries, d’ateliers favorisant la réutilisation, la réparation sous le paradigme des 4 R.
Notre ambition portée par le responsable d’Ecologie Citoyenne François VASQUEZ, partenaire depuis l’origine de l’association ARIVEM, présent le 1er Février à la journée nationale Zéro Waste France, sera de faire de la 8ème ville de France, le fer de lance d’une politique zéro déchets.


2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Voir réponse à la question précédente


Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

L’écologie responsable doit imprégner toutes les politiques publiques de la ville.
Nous nous engageons à ce que les aides et financements apportés par celle-ci correspondent à la volonté exprimée dans la charte environnementale qui sera mise en place pour tout projet financé par les deniers publics.


2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

Voir réponse à la question précédente


Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

Les modes de gouvernance doivent évoluer à l’échelon de l’intercommunalité pour laisser toute sa place à une démocratie participative.
Ainsi toutes les grandes décisions engageant la vie de l’agglomération sur 20 ans et plus, exemple : gestion de l’eau, des déchets, transports, urbanisation, ne devra plus se faire sans une large concertation et une information précise et objective de la population.
La transparence permettra l’adhésion du plus grand nombre à la mise en place d’une politique énergie climat au niveau de l’agglomération de Montpellier. La création d’une dynamique vertueuse pour l’environnement se fera par des initiatives politiques replaçant le facteur humain au centre des préoccupations et des moyens d’actions.
Cette dynamique sera ainsi rendue possible par l’adhésion citoyenne.




Télécharger la réponse complète de Joseph Francis