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Jean-Christophe Sellin
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
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Jean-Christophe Sellin nous a répondu.
Ses réponses à notre questionnaire sont disponibles ci-dessous





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

OUI, mais nous n’avons pas l’intention de nous limiter à ce qui est permis par le "Grenelle". En
tant que porteurs des idéaux de l’écosocialisme, et bien conscients de l’urgence et de
l’importance des risques environnementaux (et notamment climatiques), notre volonté est de
prévenir ces risques, à notre échelle, par tous les moyens mis à la disposition d’une mairie :
fortes incitations à l’isolation dans les bâtiments (habitats et professionnels), mise en place de
régies publiques du "bien vivre", dont la mission sera de permettre aux populations les plus
touchées par l’austérité d’avoir accès à des logements sociaux de haute qualité
environnementale, à des énergies propres, à une nourriture de qualité : isolation des bâtiments,
gestion des déchets, économies d’eau et d’énergie, production de panneaux solaires thermiques,
agriculture biologique péri-urbaine...

Il va sans dire que ces régies publiques seront gérées par leurs salariés, issus des quartiers
toulousains les plus touchés par le chômage, et qu’elles privilégieront les matières premières et
matériaux locaux, donnant ainsi un coup de pouce à l’économie sociale et solidaire de la région.


2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

OUI, notamment dans le centre-ville où nous utiliserons le droit de préemption de la mairie pour
lutter contre la gentrification. Nous sommes par ailleurs contre les grands projets inutiles
comme VAL TOLOSA, anti-écologiques et antisociaux. Nous opterons aussi pour une fiscalité
favorisant les petits commerces par rapport aux grandes enseignes qui ne font bien vivre que
leurs actionnaires et en aucun cas ne dynamisent l’économie locale.


3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

OUI, nous sommes pour la densification en général, quelque soit le quartier, mais ceci doit se
faire en concertation avec les habitant-e-s. En effet, Toulouse est une ville en pleine expansion
économique et démographique, et l’étalement urbain ne peut se poursuivre indéfiniment, en
mettant en péril les zones rurales indispensables à une relocalisation nécessaire de la production
agricole, de même que les écosystèmes régionaux, qui sont riches et diversifiés en Midi-Pyrénées.


4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

OUI, ces mesures font partie de notre projet politique pour la ville de Toulouse ; il est temps de
redonner sa place à la faune et à la flore en ville ! De plus, en concertation avec les agents
communaux responsables des espaces verts, nous nous engageons à ne pas utiliser de nitrates,
engrais ou désherbants chimiques, pour entretenir les parcs toulousains, mais aussi de laisser
certains endroits regagner leur état sauvage et naturel, afin d’en préserver la biodiversité, sans
aucune intervention humaine. Dans le cadre d’une politique pour l’accès à une alimentation
saine et de proximité, nous favoriserons la multiplication des jardins partages/collectifs/ouvriers,
et préempterons les terres encore préservées par l’artificialisation pour en faire des zones
maraîchères (les "ceintures vertes").



Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

OUI, la question des transports est fondamentale à Toulouse, et nous faisons de la réduction
drastique de la voiture en ville une de nos priorités. Nous souhaitons multiplier les transports en
site propres (BHNS, Téléphériques, Prolongation du Tramway), faire passer les rames de métro
de 2 à 4 voitures, et instaurer la gratuite intégrale de tous les transports collectifs.


2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

OUI ; nous mettrons en place un grand plan vélo qui comprendra notamment la
municipalisation des VélôToulouse, la multiplication des garages de vélos associatifs, la
sécurisation et la multiplication des pistes cyclables. Il s’agit de faire de ce moyen de transport
ce qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être : convivial, sûr, peu onéreux et efficace.


3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

OUI. Nous voulons également multiplier les zones piétonnes, en centre-ville d’une part, mais
aussi dans les quartiers, mesure qui sera associée à une redynamisation du lien social : aide à la
mise en place de commerces de proximité, maillage de transport en commun plus performant,
zones naturelles protégées...



Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

OUI, ce programme sera justement une des missions de service publique pris en charge par nos
"régies du bien vivre" (cf. réponse 1-urbanisme)


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

OUI, il s’agira non seulement d’être acteurs de cette rénovation, via les régies publiques (qui
seront, bien évidemment, et entre autres choses, chargées de rénover les biens immobiliers
municipaux), mais encore de faciliter la prise en charge collective de l’enjeu environnemental,
par des incitations fiscales, par une offre de formation adaptée, par une visibilité accrue des
possibilités offertes aux toulousain(e)s...


3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Bien sur ! Le défi à relever n’admet pas qu’on laisse de côté pareil gisement de transformation.

4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Il s’agira ni plus ni moins d’une des missions de service publique qu’auront à charge nos régies
municipales.


5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Bien évidemment, il s’agit du volet "incitation fiscale" précise plus haut.


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

OUI, via une maîtrise publique ; Peut-on imaginer la construction d’une usine de méthanisation, prenant comme matière
première la gigantesque masse de biodéchets récupérée grâce à notre politique de collecte (cf.
biodéchets plus loin). Ainsi, nous pourrions avoir un triple emploi :
1/ compostage des déchets pour la fabrication d’engrais
2/ méthanisation des même déchets et création de gaz utilisable localement
3/ la chaleur produite peut être redistribuée via un réseau de chaleur aux quartiers environnants
En effet, les collectivités locales doivent prendre en charge une partie du développement
des énergies "propres", que ce soit en terme de réseau de chaleur, d’éoliennes, de solaire
thermique, etc... Nous lutterons donc, et ferons connaître cette lutte, pour que la production
énergétique soit plus rationnelle qu’aujourd’hui, en relocalisant la production, afin qu’elle soit
mieux adaptée a la consommation et qu’elle puisse être contrôlée démocratiquement par les
salaries du secteur, et les usagers.


2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Oui

3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

OUI : cela fait partie de notre projet de planification écologique, qui nous parait être une
réponse valable aux défis environnementaux, contrairement aux mesures insuffisantes, voire
souvent contre-productives, du "capitalisme vert"


4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

OUI, la liste A Toulouse, place au peuple se place aussi du côté du combat antinucléaire, et nous
sommes bien conscients que le territoire de Toulouse est insuffisant en superficie, et bien trop
consommateur d’énergie, pour être autonome énergétiquement. Partant de ce constat, et suivant
notre volonté de répondre démocratiquement et localement à l’enjeu énergétique, il nous sera
nécessaire de gérer cet épineux problème en partenariat avec les acteurs régionaux.



Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

OUI : la mise en place de cantines approvisionnées en produits bio et locaux est une mesure
écosocialiste : bonne pour l’environnement et créatrice d’emplois de qualité.


2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

OUI : cf. ci-dessus (jardins collectifs et ceintures vertes, zones maraîchères biologiques)


Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

OUI, mais pas seulement : les régies publiques du "bien vivre" peuvent aussi jouer ce rôle. On
pourra aussi imaginer une généralisation des médiathèques : espaces municipaux ou l’on
pourrait venir emprunter gratuitement quantité de produits d’usage "non courant" : outils,
appareils de bricolage, jeux/jouets, ... De même, ouvrir des lieux de réparation ET de formation
(pour apprendre à réparer toute sorte de choses) ou les habitant pourront user gratuitement des
outils mis a leur disposition. Ensuite, faciliter la deuxième vie des objets/vêtements/... inutilisés
en offrant de les récupérer directement chez les habitants. Enfin, la mairie devra favoriser,
autant que faire ce peut, l’achat et l’utilisation de produits conçus pour durer, ou facilement
réparables, et d’outils conviviaux (au sens d’Illitch). Tout cela doit participer d’un plan général
pour lutter contre l’obsolescence programmée.


2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Trois fois OUI : cette mesure procède d’un simple bon sens : la communauté ne pourra en
gagner que des économies importantes. Tout habitant qui en ferait la demande doit pouvoir
bénéficier d’un composteur (pour jardin ou pour appartement) gratuitement, voire d’un
poulailler et de deux poules ! Là où le compostage est plus compliqué à mettre en place chez
l’habitant, nous devons offrir la possibilité de compostages collectifs, dont la collecte serait
assurée par la régie publique de gestion des déchets. Enfin, sur chaque marché, il doit être mis
en place un tri sélectif prenant en compte les biodéchets : c’est un grand gisement de matière
première compostable. De même, nous obligerons les commerces de moyenne et grande
distribution à un tri afin de pouvoir récupérer tous leurs déchets compostables. D’ailleurs, les
mêmes magasins se verront contraints de "sauver" leurs aliments périmés à l’attention
d’associations oeuvrant pour l’alimentation des plus démunis.



Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

OUI, mais aussi sociaux, les deux devant aller de pair. C’est le principe de laïcité budgétaire que
nous proposons.


2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

OUI, comme précédemment, des clauses sociales doivent être inscrites dans ces marchés publics.


Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

NON



Télécharger la réponse complète de Jean-Christophe Sellin