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Accueil > Changements climatiques > Le 5ème rapport du GIEC > Notre analyse > INERTIE POLITIQUE OU ACTION IMMEDIATE ?
INERTIE POLITIQUE OU ACTION IMMEDIATE ?
date 27 septembre 2013
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Malheureusement, la plupart de ces solutions ne sont ni défendues ni financées par le gouvernement français. Ce qui manque aujourd’hui, ce ne sont donc pas les solutions, mais la volonté politique, les budgets publics et les lois pour proposer et construire un monde meilleur.

Ce qui manque, c’est le courage politique de ne plus écouter les lobbies industriels qui pèsent de tout leur poids sur chaque décision prise par ce gouvernement. A la conférence environnementale de septembre 2013, François Hollande a fais un pas en arrière sur un enjeu climatique importante : l’adoption d’un objectif européen et contraignant pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique d’ici 2030.
Si François Hollande veut tenir les engagements qu’il a pris en mai 2012 lors de sa prise de fonction et en septembre 2012 lors de la 1ère conférence environnementale, il a quatre échéances immédiates pour le faire :

- le projet de loi sur la transition énergétique,
- le projet de loi de finance 2014,
- le projet de loi de programmation sur le développement et la solidarité internationale,
- la négociation du prochain cadre politique de l’Union européenne en matière de climat et d’énergie pour 2030.

Si le gouvernement français veut démontrer qu’il prend le changement climatique au sérieux, il peut et doit dès maintenant :

1. Défendre l’adoption de trois objectifs européens, contraignants et cohérents, d’ici à 2030. Un objectif unique de réductions d’émissions de gaz à effet de serre ne suffira pas à enclencher la transition dont nous avons besoin. Nous demandons :
- un objectif visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’au moins 55% par rapport à 1990 ;
- un objectif visant à passer la part des énergies renouvelables dans la production énergétique de l’Union européenne à 45% ;
- un objectif visant à améliorer drastiquement l’efficacité énergétique.

2. Réformer les budgets et la fiscalité nationale pour financer la transition énergétique.

3. Mobiliser des financements additionnels pour l’adaptation des pays les plus pauvres aux impacts quotidiens du changement climatique. Notamment en créant des outils de financement innovants, comme la Taxe sur les transactions financières.

4. Mettre fin aux incohérences d’une politique climat-énergie française et européenne qui affecte directement le développement durable et les droits humains des populations pauvres au Sud (par exemple, la politique européenne de production d’agro-carburants industriels dans des pays en situation d’insécurité alimentaire).

Le temps où nos gouvernements - sous la coupe des lobbies industriels - nous faisaient croire que ce changement est impossible et qu’il est utopiste est révolu. De nombreuses études sur les coûts de l’inaction et les bénéfices de l’action viennent les contredire. Si le gouvernement de JM Ayrault a sérieusement l’intention d’engranger la transition vers une société française plus durable, plus économe en énergie, plus solidaire, il faut agir sans plus attendre. Il est encore temps de le faire.