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Accueil > Changements climatiques > Actualités du climat > Hausse des émissions et des températures : le graphique qui dit tout !
Hausse des émissions et des températures : le graphique qui dit tout !
date 5 décembre 2012
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Dans leur étude The challenge to keep global warming below 2°C parue dans Nature Climate Change le 2 décembre 2012, neuf éminents climatologues font le point sur la tendance de la concentration de CO2. La conclusion est brutale : nous sommes déjà au-delà des pires projections du GIEC.

C’est une bombe lâchée alors que les pays sont rassemblés à Doha pour prendre des mesures contre le changement climatique. Neuf climatologues de renom [1] ont publié une étude comparant les trajectoires d’émissions des dernières années à quatre génération de scénarios du GIEC : les Scientific Assessment en 1990 (SA90)4, les IPCC Scenarios en 1992 (IS92), les Special Report on Emissions Scenarios (SRES), et les Representative Concentration Pathways (RCPs) qui seront utilisés dans le 5ème rapport du GIEC qui sortira en septembre 2013.

Leurs conclusions se résument en un graphique :


Au-delà du pire scénario

Il ne s’agit pas là de prospective, ni même de scénarios. Il suffit de regarder la courbe pour constater que nos émissions de gaz à effet de serre sont systématiquement au-delà des pires modélisations du groupe d’expert.
Même le scénario A1F1, qui prévoyait pourtant un business as usual avec fort recours aux énergies fossiles et promettait un réchauffement de +4°C (entre 2,4°C et 6,4°C) est bien en deçà de notre trajectoire actuelle d’émissions.

Alors que certains taxaient le GIEC de pessimisme partial, cette étude prouve qu’ils étaient - et sont - encore bien loin du compte.
Depuis l’an 2000, les émissions progressent au rythme de 3,1% par an (+2,6% entre 2011 et 2012). Alors qu’elles devraient baisser, les émissions mondiales ont bondi de 58% entre 1990 (année de référence du protocole de Kyoto) et 2011.


Les 2°C : encore possible mais il faut agir immédiatement

Les chercheurs concluent qu’un objectif de maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C est atteignable mais à condition de mesures immédiates et radicales : réduire les émissions de CO2 de 3% par an et atteindre le pic de émissions avant 2020. Tout délais supplémentaire entrainera des coûts élevés et augmentera mathématiquement le taux de réduction nécessaire.

Par ailleurs, ils précisent que cette baisse possible devra s’appuyer sur des "émissions négatives", c’est à dire par la séquestration du carbone, par des biais naturels ou industriels. Pour appuyer leur propos, ils indiquent qu’une telle baisse est possible et s’est déjà vue par le passé : en France, Belgique où en Suède. Face au pic pétrolier, ces pays avaient dû développer en une courte période des programmes d’économie d’énergie et d’alternatives énergétiques qui avaient permis de réduire de 4 à 5% les émissions de CO2 sur plus de 10 ans.



- Retrouvez l’article sur le site de Nature Climate Change

date Notes

[1Glen P. Peters, Robbie M. Andrew, Tom Boden, Josep G. Canadell,
Philippe Ciais, Corinne Le Quéré, Gregg Marland, Michael R. Raupach et Charlie Wilson