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Guide de bonnes manières pour les ministres à Doha
date 5 décembre 2012
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Les ministres d’une centaine de pays arrivaient dans la capitale du Qatar, Doha, mardi 4 décembre, pour donner un coup d’accélérateur aux négociations internationales sur le changement climatique, qui patinent toujours sur les chapitres de l’aide financière aux pays du Sud et de la prolongation du protocole de Kyoto. Petit guide de bonnes pratiques pour leur donner un coup de main.

La plupart des pays développés est venue à Doha avec l’envie d’avancer sur la nouvelle voie de négociation ouverte l’année à Durban, la Plateforme de Durban, qui doit les mener vers un accord mondial sur le climat, incluant tous les pays émetteurs (y compris les États-Unis, le Canada, la Chine, l’Inde, etc.).

Cependant, certaines questions clés dernièrement abordées au sein des négociations sont laissées irrésolues. Il est vital que les négociations ne laissent pas ces enjeux en suspens.

ECO voudrait rappeler aux ministres des pays développés que, comme avec les enfants, ils n’auront pas droit au dessert avant d’avoir fini leur plat principal. Et notamment tous les légumes. Les mamans déconseillent aussi à leurs enfants de manger trop vite. On ne résoudra pas la crise climatique si tous les pays n’ont pas fini leur dîner ensemble.

Les pays développés ont des responsabilités dans le cadre du Protocole de Kyoto comme dans le Groupe de travail sur l’action concertée à long terme (LCA), qui doivent être prises à Doha. En premier lieu, il s’agit de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto – et pas n’importe laquelle, pas une période d’engagement au rabais ! –, de l’augmentation de l’ambition des pays développés à court terme, et de la façon dont ils vont atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars par an de financements climat en 2020. Si les pays développés ne prennent pas leurs responsabilités à Doha, aucune décision satisfaisante ne sera adoptée. La nouvelle Plateforme de Durban n’aura pas les fondations solides dont elle aura besoin pour renforcer l’action climatique dans les années à venir et parvenir à un accord mondial. Et les pays en développement résisteront à ce que ces négociations sur la Plateforme de Durban progressent vers un accord en 2020.

Si ces questions sont résolues et si ces fondations sont proprement posées, la plateforme de Durban peut, et doit ouvrir une nouvelle ère dans les négociations climat, dans un esprit de confiance, de solidarité et d’action collective. Cette voie doit notamment inclure les actions à prendre au plus vite pour voir augmenter le niveau d’ambition d’ici à 2020. Aucun pays participant aux négociations ne peut se permettre de remettre cela à plus tard.

ECO espère que les pays développés sont venus à Doha avec la claire intention de bien se comporter à table. Il n’y aura nulle part où se cacher pour les pays qui tenteront de se soustraire à leurs engagements passés en se concentrant uniquement sur le futur, sans vouloir rehausser leur niveau d’ambition d’ici 2020. Un repas équilibré à Doha est la clé d’un régime ambitieux et équitable pour le climat.