logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Politiques et mesures > Politiques françaises > Suivi du Grenelle de l’environnement > Grenelle : Ollier m’avait tuer, Borloo me sauvera-t-il ?
Grenelle : Ollier m’avait tuer, Borloo me sauvera-t-il ?
date 10 octobre 2008
texte+ texte- google twitter facebook

Communiqué de presse du Réseau Action Climat, avec les Amis de la Terre, le CLER, Greenpeace et le Réseau Sortir du Nucléaire.

Grenelle : Ollier m’avait tuer, Borloo me sauvera-t-il ?

Paris, 10 octobre 2008 - Après une nuit de débat à l’Assemblée nationale, les parlementaires ont voté un amendement proposé par certains parlementaires ayant succombé au « doux chant » des électriciens.

En séance, Patrick Ollier a été obligé, de mauvaise grâce, d’atténuer la portée de son amendement face à des collègues mobilisés par le travail des ONG environnementales : Ainsi, le seuil de 50 kWh/m²/an pourra finalement être modulé en fonction des émissions de gaz à effet de serre, mais reste en énergie primaire.

Cela constitue une formulation de compromis que les ONG voulaient éviter, mais pour laquelle le Ministre d’Etat Jean-Louis Borloo s’est engagé à ce que la modulation soit très limitée, et que les décrets ne s’éloignent que de quelques pour cent du seuil des 50 kWh. Il a en outre soutenu l’exigence de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre en référence à l’énergie primaire.
Cette modulation favorise l’énergie nucléaire, les énergies fossiles des centrales thermiques françaises et étrangères qui fonctionnent pour fournir les pointes de demande, en cachant les énormes pertes énergétiques du système de production électrique français.

La question du chauffage électrique est loin d’être anodine : c’est lui qui a le rendement le plus médiocre, comparé aux autres énergies. Il est également responsable de pics de consommation massive en hiver, provoquant ainsi l’activation de centrales à charbon très polluantes. C’est un choix qui précipite les ménages modestes vers davantage de précarité. Et il est bien cynique aujourd’hui de continuer à défendre ce mode de chauffage aberrant et au coût exorbitant.

Les ONG comptent sur le Ministre d’État pour tenir ses engagements et les traduire rapidement par voie réglementaire. Elles restent extrêmement vigilantes et mobilisées pour empêcher de nouvelles tentatives de dépeçage du projet de loi.

La prochaine échéance portera sur le contenu en carbone du kWh électrique pour le chauffage dans les décrets d’application, qui seront rédigés. Or, cela se fera dans les couloirs feutrés du ministère et non en séance publique de l’Assemblée Nationale.

Mais avant cela, il reste l’étape du Sénat : espérons que les sénateurs prennent la mesure de la gravité d’un tel amendement et le rejettent, ce que leur sagesse légendaire devraient leur commander de faire !

Contact presse :
- Marc Jedlizca - CLER - Tél : 06.07.84.06.66
- Cyrielle den Hartigh - Les Amis de la Terre - Tél : 06.10.81.59.59
- Raphaël Claustre - CLER - Tel : 06.03.85.87.96