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Accueil > Secteurs d’activités > Transports > Transport automobile > Transport automobile - Position du RAC-F > Greenpeace, le Réseau Action Climat France et Agir Pour l’Environnement réagissent au plan automobile du gouvernement
Greenpeace, le Réseau Action Climat France et Agir Pour l’Environnement réagissent au plan automobile du gouvernement
date 25 juillet 2012
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Suite à la présentation du Plan Automobile par M.Montebourg, les ONG constatent que ce plan reste déconnecté de l’urgence écologique.


Le 25 juillet 2012 - Nos associations sont déçues par le contenu du plan qui est présenté ce matin par M. Montebourg lors du Conseil des Ministres. Ce n’est pas ce plan qui permettra de sauver la filière. D’un point de vue environnemental, c’est insuffisant en qui concerne l’efficacité des véhicules. De plus, le très fort accent mis sur les véhicules électriques ou hybrides semble disproportionné et n’est qu’une goutte d’eau face aux réels enjeux de la transition énergétique dans les transports.


Un bonus-malus pas écologique

Concernant le bonus, le redéploiement du dispositif [1] n’incitera pas à la production de voitures vraiment moins gourmandes en pétrole au vu des seuils d’émissions choisis par le gouvernement. Il ne garantira pas non plus la relance des ventes sur un marché français déjà saturé.

Avec le maintien du malus en l’état M. Montebourg commet la même erreur que le précédent gouvernement en ne le rendant pas du tout assez dissuasif et en excluant les émissions de particules fines.


L’efficacité énergétique, la priorité

De plus, le bonus-malus seul ne permettra pas de relancer la filière à long terme ni d’en faire un secteur compétitif d’avenir.

« L’efficacité des véhicules aurait dû être le moteur du plan de sauvetage de la filière : elle permettrait de créer des emplois français d’excellence, de faire économiser des milliards d’euros aux citoyens lors de leur passage à la pompe et de préserver le climat en émettant moins de CO2 » explique Sébastien Blavier de Greenpeace.

« L’état doit mettre en place des réglementations qui limitent fortement les émissions de CO2 des voitures pour encourager l’efficacité énergétique. Ainsi en 2015, les véhicules français ne devraient pas émettre plus de 100 grammes de CO2 / km en moyenne, dans la perspective de réaliser l’objectif de 80g en 2020, ce qui permettrait de réduire drastiquement notre facture énergétique tout en renforçant l’avantage comparatif des constructeurs français » continue Lorelei Limousin du RAC-France.


Repenser les transports dans le contexte de la transition énergétique

Plus largement, c’est la transition énergétique dans l’ensemble des transports qui doit être amorcée aujourd’hui.

« Pour préserver nos emplois et enfin s’attaquer au secteur le plus émetteur de CO2 en France, nous espérons que le plan automobile présenté aujourd’hui n’est que le coup de starter d’une transition énergétique plus large dans les transports » conclut Stephen Kerkhove d’Agir pour l’Environnement.

A ce titre, miser sur les seuls véhicules électriques pour faire face aux enjeux énergétiques et environnementaux est une erreur. A court terme, c’est l’efficacité des voitures thermique qui doit concentrer les efforts français. Avec 2700 véhicules électriques vendus au premier semestre 2012 (soit 0,2 % des parts de marché), on ne peut pas prétendre relancer une filière en misant sur le tout électrique.

Et sur le long terme, c’est toute notre mobilité qui doit être repensée dans laquelle le véhicule électrique viendra en complément d’une refonte totale de nos besoins et des modes de déplacements.


> Contacts :
- Lorelei Limousin – RAC-France : 07 70 31 09 19
- Sylvain Trottier – Greenpeace : 06 30 23 52 78

date Notes

[17000 euros pour les véhicules électriques et 4000 pour les hybrides. 150€ pour la gamme 91g à 105g de CO2/km et 400€ pour les 60g à 90g de CO2/km