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Gaz et huiles de schiste : passage au Sénat d’une proposition de loi réduite à une peau de chagrin
date 31 mai 2011 documents joints 1 document joint
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C’est aujourd’hui que les sénateurs examine deux textes de loi visant à encadrer l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste. La première proposition de loi, déjà adoptée par l’Assemblée le 11 mai dernier, vise à interdire l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique. La seconde, déposée par le groupe Socialiste du Sénat, vise quant à elle à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de schiste. Réaction des associations, collectifs et syndicats.

Communiqué de presse - Paris, le 1er juin 2011

Loi gaz et huiles de schiste
Le 11 mai, la majorité à l’Assemblé nationale votait une proposition de loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en laissant toutefois la porte ouverte à des expérimentations en la matière. En effet, et pour reprendre les mots du Premier Ministre François Fillon « pas question de fermer la porte à des progrès technologiques qui permettraient demain d’accéder à de nouvelles ressources énergétiques ».

C’est maintenant au tour du Sénat d’élargir la brèche. Mercredi dernier en effet, lors d’une réunion en commission, plusieurs amendements déposés par le centriste Claude Biwer (Meuse) ont été adoptés pour autoriser le recours à la fracturation hydraulique « à des fins scientifiques ». La proposition de loi, qui doit être examinée demain par le Sénat en séance plénière, fait donc fi des conséquences catastrophiques de cette technique ainsi que de la crise climatique qui ne pourra que s’accentuer du fait de l’exploitation de ces nouvelles sources d’énergies fossiles.

Nos associations, collectifs et syndicats appellent dès lors les sénateurs à corriger le tir et interdire purement et simplement l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste ainsi que l’utilisation de techniques d’extraction préjudiciables à l’environnement. En effet :


- La fracturation hydraulique a des conséquences néfastes avérées : utilisation excessive des ressources en eau, contamination des nappes phréatiques et des sols par le cocktail chimique du liquide de fracturation, fragilisation de la roche en profondeur… Appelant à « ne pas céder à une vision catastrophiste » les sénateurs semblent oublier les nombreux accidents déjà survenus aux États-Unis ou au Canada à cause de cette technique, qui auraient dû les contraindre à appliquer pleinement le principe de précaution par une interdiction stricte de la fracturation hydraulique et de toutes autres techniques altérant l’intégrité de la roche.

- Le problème entourant l’exploitation de ces nouvelles ressources ne peut se résumer à une « simple » question de technique. La crise climatique à laquelle nous faisons face impose de se tourner sans plus attendre vers la maitrise de notre consommation d’énergie et le développement massif des énergies renouvelables. Selon le Potsdam Institute for Climate Impact Research, si l’on veut éviter le pire et contenir le réchauffement global moyen bien en deçà de 2°C d’ici la fin du siècle, moins d’un quart des réserves prouvées en fossiles (pétrole, gaz et charbon) peuvent être utilisées d’ici à 2050 ! L’exploitation de ces ressources représenterait par ailleurs un frein puissant au développement des énergies renouvelables. Selon Fatih Birol, économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie, le boum du gaz de schiste a déjà causé une baisse de 50% des investissements dans les énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien aux États-Unis ! Il est donc capital de stopper la fuite en avant vers les énergies fossiles au moment où un nouveau rapport du GIEC montre qu’il est possible et nécessaire que la majorité de l’énergie produite en 2050 soit d’origine renouvelable.

En l’état, cette proposition de loi ignore les avertissements et propositions de nos collectifs citoyens et associations et traduit l’absence de volonté de la majorité de nos élus à enclencher la nécessaire transition énergétique. Nous appelons l’ensemble des citoyennes et citoyens, associations, ONG et syndicats à poursuivre et étendre la mobilisation pour l’interdiction ferme et définitive de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste, aussi bien en France qu’à l’étranger par les filiales d’entreprises françaises.

GAZ ET HUILES DE SCHISTE : NI ICI, NI AILLEURS / NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN !

CONTACTS
Caroline Prak – Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 96 / 06 86 41 53 43
Morgane CREACH – Réseau Action Climat-France : 06 59 25 19 31
Anne Valette – Greenpeace France : 06 73 89 48 91

Téléchargez le communiqué au format pdf.