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Europe : des canicules un été sur deux, mais moins meurtrières
date 12 avril 2007
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Europe : des canicules un été sur deux, mais moins meurtrières

L’Europe pourrait subir au cours du siècle des vagues de chaleur comparables à celle de 2003, voire beaucoup plus caniculaires, mais le bilan des morts devrait être moins lourd, a estimé mercredi le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Au cours du siècle, "nous pourrions avoir une année sur deux un été aussi chaud ou même plus chaud que celui de 2003", a estimé Andreas Fischlin, expert de l’Institut de technologie de Zurich, qui a été l’un des auteurs du dernier rapport du Giec.

Cette perspective correspond à des prévisions publiées début février par Météo France, qui prévoit une multiplication par dix du nombre de canicules sur l’Hexagone à partir de 2070. La canicule d’août 2003, qui a été suivie d’un épisode similaire en juillet dernier, avait fait quelque 70.000 morts dans toute l’Europe, principalement des personnes âgées victimes de déshydratation. Tout en refusant de se prononcer sur les risques de canicule cette année, les experts du Giec ont averti au cours d’une conférence de presse à Genève que 2003 pourrait n’être qu’un avant-goût des étés à venir. "Certains étés seront probablement beaucoup plus chauds que celui de 2003 d’ici à la fin du siècle", a estimé Martin Beniston, de l’Université de Genève. Selon lui, l’Europe pourrait compter chaque année à la fin du siècle entre 10 et 14 journées à plus de 35 degrés, au lieu d’une ou deux actuellement. M. Beniston a cependant espéré qu’avec la répétition des vagues de chaleurs, les populations ne se laisseraient plus prendre par surprise comme cela avait été le cas il y a quatre ans. Il a estimé qu’avec une préparation correcte le bilan des morts pourrait être inférieur de 80% à celui de 2003. "On s’attend à ce que le nombre de morts supplémentaires soit réduit grâce aux efforts d’adaptation", a-t-il observé, tout en mettant en garde envers les conséquences du réchauffement sur la santé. L’évolution du climat va ainsi se traduire par une prolifération de bactéries, notamment dans l’eau potable, et dans les grandes villes par un accroissement de la pollution à l’ozone, qui pénalise les asthmatiques. La chaleur va aussi favoriser la pollinisation, au grand dam des victimes d’allergies, ont averti les spécialistes. Les experts présentaient à Genève les conclusions du dernier rapport du Giec rendu public la semaine dernière à Bruxelles, en se concentrant sur les conséquences du réchauffement climatique sur l’Europe et sur les Alpes en particulier.
La fonte accélérée des glaciers alpins, véritables "châteaux d’eau de l’Europe", va se traduire par une forte baisse du débit des fleuves, particulièrement l’été, selon le Giec. Les experts ont averti que 60% des espèces de plantes étaient fortement menacées d’extinction dans les Alpes d’ici à la fin du siècle avec une élévation moyenne des températures comprise entre 1,5 et 2,5 degrés par rapport aux valeurs de 1990.
Avec la montée du niveau des mers, 2,5 millions d’habitants de plus chaque année pourraient être touchés par des inondations dans les régions côtières à l’horizon de 2080.

La décision des pays européens de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici à 2020 ne sera pas suffisante pour enrayer le réchauffement de la planète, a averti M. Beniston. Pour simplement stabiliser la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique, il faudrait que tous les pays du monde réduisent immédiatement de moitié leurs émissions, a-t-il souligné.

4e rapport du GIEC (groupe de travail II)
Avril 2007