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Accueil > Secteurs d’activités > Transports > Transport automobile > Actualités du transport automobile > En 2025, les voitures neuves devront consommer 2,4L/100km et émettre 60gCO2/km en moyenne
En 2025, les voitures neuves devront consommer 2,4L/100km et émettre 60gCO2/km en moyenne
date 19 août 2013
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Alors que le Président de la République et les ministres discutent de la France en 2025, il est opportun de rappeler la nécessité de définir dès aujourd’hui un objectif 2025 en matière de rejet de dioxyde de carbone des véhicules particuliers alors que ceux-ci sont responsables de la moitié des émissions du secteur des transports, premier contributeur au changement climatique en France. En 2025, en moyenne, les voitures neuves ne devraient pas consommer plus de 2,4L/100km et émettre 60gCO2/km.

CONTEXTE POLITIQUE

En 2009, l’Union Européenne a instauré des normes contraignantes pour les émissions des voitures neuves à hauteur de 130g de CO2 par km (5,2l/100km) en 2015 et 95g de CO2/km (3,7l/100km) en 2020 (régulation N° 443/ 2009).

Les négociations européennes actuelles portent sur les modalités de mise en œuvre de l’objectif 2020. Celles-ci devaient aboutir en juillet mais suite à un coup de force de l’Allemagne, une nouvelle fois victime des lobbies automobiles alors que les élections législatives approchent à grands pas, le vote a été remis aux calendes grecques.

Le paquet issu de la négociation tripartite entre le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil, composé des 28 Etats membres de l’UE, et qui devait être approuvé en juillet 2013, entérine l’objectif contraignant de 95gCO2/km pour 2020 mais prévoit des flexibilités permettant notamment aux véhicules peu émetteurs de compter doubles, avec pour conséquence de diluer sensiblement l’objectif 2020. (En savoir plus sur les super-crédits : http://www.transportenvironment.org...).

L’ objectif 2025 fait grandement défaut au compromis, au grand désespoir des ONG qui rappellent la nécessité de ne pas dépasser une moyenne de 60gCO2/km en 2025, mais aussi du Parlement Européen pour qui les émissions devraient se situer entre 68 et 78gCO2/km en 2025. Si la Commission promet d’examiner la fourchette proposée par le Parlement, ainsi qu’une trajectoire de réduction entre 4 et 6% par an, c’est loin d’être suffisant.

Au niveau national, la nécessité d’un objectif de 60gCO2/km a été formulée dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, et figure parmi les recommandations finales.

60gCO2/KM, c’est en réalité plus que ce qu’émettrait le véhicule consommant 2 litres d’essence aux 100km (environ 50gCO2/km) tant souhaité par le Premier Ministre. Au rythme où le Ministre du Redressement Productif envisage de voir ce véhicule se commercialiser (« en 2017, à l’échelle européenne »), un objectif moyen de 60gCO2/km semble tout à fait accessible 8 ans après. Raison de plus pour le gouvernement français de partager ses ambitions nationales avec l’Europe toute entière pour prendre les devants en annonçant dès aujourd’hui son soutien à un objectif de 60gCO2/Km en 2025 et ainsi encourager la Commission européenne à proposer une trajectoire en ce sens !

LES RAISONS D’ADOPTER UN OBJECTIF DE 60gCO2/km POUR 2025

Pour le climat et l’environnement :

Pour respecter le scénario 450ppm de l’AIE (+2°C), il faut que la moyenne
des émissions des véhicules neufs ne dépassent pas 60g CO2/km en 2025.


Le développement des véhicules très peu émetteurs permettra en outre la réduction des nuisances sonores, de la pollution de l’air et possiblement, des accidents de la route grâce à une diminution du poids des véhicules.

Pour l’emploi :

Une étude Ricardo AEA et Cambridge Economics pour European Climate Foundation et avec la participation de différents industriels (Nissan Europe, Eurelectric, Eurobat, CLEPA etc. voir : http://www.europeanclimate.org/inde...) montre que 500 000 et 1 million d’emplois supplémentaires pourront être créés d’ici à 2030 en Union européenne (ceci tient compte des emplois perdus, dans le raffinage notamment) grâce à l’accélération de la transition énergétique dans le secteur automobile (développement des véhicules thermiques très efficaces, véhicules hybrides et électriques.)

La modélisation de différents scénarios technologiques révèlent des gains en emplois et les économies en carburant plus importants selon le degré d’investissement dans les technologies très peu émettrices de CO2 (véhicules électriques).

Pour les automobilistes :

L’objectif de 60gCO2/Km permettra aux automobilistes d’économiser plus de 400 euros par sur leur facture en carburant, au profit de l’économie locale et de la résorption du déficit commercial puisque la facture énergétique européenne annuelle s’en verra réduite de 60 milliards d’euros à l’horizon 2030.

Pour une industrie européenne et performante :

Avec l’industrie automobile asiatique, la filière européenne automobile est en avance sur ses concurrents internationaux en matière de véhicules moins émetteurs. Cependant, les normes d’émissions de CO2 se multiplient à travers le monde et les constructeurs européens risquent de perdre leur leadership si le cadre réglementaire s’assouplit dans les années à venir. Cette étude de Ricardo AEA (https://docs.google.com/a/greenpeac...) montre que seul un objectif inférieur à 70gCO2/km accélèrerait le développement des véhicules électrifiés dont les parts de marché restent très marginales.

Pour orienter les investissement dans les technologies d’avenir, il faut déterminer dès aujourd’hui l’objectif de 2025 de la même manière que l’objectif 2020 avait été introduit dans la réglementation de 2008. C’est cette visibilité de long terme qui a guidé les constructeurs dans les progrès effectués, permettant aujourd’hui aux constructeurs comme PSA et Toyota de devancer leurs objectifs 2015.