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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Les négociations climatiques par thème > Ecoéquité : Le système des Droits au Développement dans un Monde sous contrainte carbone
Ecoéquité : Le système des Droits au Développement dans un Monde sous contrainte carbone
date 29 septembre 2008
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Ecoéquité :
Le système des Droits au Développement dans un Monde sous contrainte carbone

Cadre de protection du climat, conçu pour promouvoir un programme d’urgence de stabilisation climatique, tout en préservant le droit de tous les êtres humains à atteindre un niveau de développement humain digne, exempt des privations de la pauvreté.

Rapport de Paul Baer et Tom Athanasiou d’Ecoequity et Sivan Kartha du Stockholm Environnement Institute, avec le soutien de Christian Aid et de la Fondation Heinrich-Böll.
°La page dédiée aux Droits au développement dans un monde-serre, en anglais Greenhouse Development Rights (GDRs) : www.ecoequity.org/GDRs
°Télécharger ce document à : www.ecoequity.org/GDRs/GDRs_ExecSummary.html
° Pour plus d’informations, contactez les auteurs à : authors@ecoequity.org

Télécharger le document en français, traduit par le RAC-F, en cliquant sur l’îcone ci-dessous :

PDF - 1.6 Mo
Le système des Droits au Développement dans un Monde sous contrainte carbone








Climat : mettre à contribution les riches des pays pauvres
LE MONDE - 27.09.08 par Hervé Kempf

Paul Baer ne paye pas de mine. Queue de cheval, barbu et sans cravate, cet
écologiste est pourtant une grosse tête : PhD de l’université de Berkeley
(énergie et ressources), il passe une partie de son temps sur un projet de
recherche à l’université Stanford (Etats-Unis). A 46 ans tout juste, il est
surtout le coauteur d’un des projets de politique climatique les plus
excitants du moment.

Cette étude part du principe que, si l’humanité veut rester en deçà d’un
réchauffement du globe de 2 °C, elle devra réduire drastiquement ses
émissions, de l’ordre de 80 % d’ici à 2050. Mais ce changement peine à se
réaliser, en raison des réticences des pays du Nord à changer leur
comportement, et en raison de l’objectif légitime des pays du Sud à se
développer. Pour sortir de cette impasse, le groupe Ecoequity de Paul Baer
propose un changement de paradigme : le droit au développement d’une grande
partie de la population mondiale doit être reconnu, assure-t-il, et aucune
contribution ne devrait être demandée aux personnes situées en dessous d’un
niveau de pauvreté global, que l’on peut situer à 20 dollars par jour. Les
auteurs appellent ce niveau le "seuil de développement".

"UNE BOUSSOLE"

Deuxième idée : les "pays du Sud" ne doivent plus être considérés comme un
bloc. Dans de nombreux pays émergents sont apparues des classes moyennes et
riches, disposant de revenus plus élevés que ce seuil. Or, explique Paul
Baer, "les riches ne devraient pas avoir le droit de polluer sans limite
sous prétexte que leur pays est pauvre. En fait, les personnes situées
au-dessus de ce seuil ont réalisé leur droit au développement et ont la
responsabilité de préserver ce droit pour les autres".

Ecoequity propose donc de sortir de l’opposition stérile Nord-Sud, pour
intégrer l’inégalité sociale dans le raisonnement : on demanderait une
contribution pour financer les mesures de réduction des émissions aux
classes moyennes et riches du monde entier. Bien sûr, les pays du Nord
resteraient les principaux contributeurs : aux Etats-Unis, près de 95 % de
la population se situe au-dessus du niveau de 20 dollars par jour, contre
environ 5 % en Inde et 20 % en Chine.

La proposition d’Ecoequity n’est-elle pas utopique ? "Je dirais plutôt
idéaliste, répond Paul Baer. Il faut proposer des nouveaux concepts pour
faire avancer les choses." "C’est utile, observe Brice Lalonde, ambassadeur
français chargé des négociations sur le changement climatique. Ce type
d’idées nous sert de boussole pour orienter les négociations."

Article paru dans l’édition du 28.09.08