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Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Le GIEC > Eclaircissement sur l’erreur du GIEC
Eclaircissement sur l’erreur du GIEC
date 21 janvier 2010
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Le Réseau Action Climat France souhaite apporter un éclaircissement sur l’erreur du Groupe de Travail 2 du 4ème Rapport du GIEC de 2007 et rappeler que l’intensification des changements climatiques est une réalité.

L’erreur en elle-même :


- Cette erreur se trouve uniquement dans le rapport complet du GIEC Groupe de travail 2 ("Impacts, adaptation et vulnérabilités") chapitre Asia page 493 du rapport de 976 pages (voir extrait ci-dessous) sans affecter la valeur du paragraphe consacré à ce chapitre dans son rapport de synthèse et son résumé technique (voir le communiqué du 20 janvier 2010 de l’IPCC sur la fonte des glaciers himalayens et extrait ci-dessous)

- Elle concerne la fonte des glaciers himalayens.

- Elle affirme que la fonte dans cette région est plus importante que partout ailleurs et qu’au rythme actuel la probabilité de les voir disparaître en 2035 et peut-être avant est très élevée.

- En réalité, cette assertion et cette prévision sont fausses : La figure 4.16 de ce même rapport p.360 montre une fonte des glaciers tropicaux africains de 80% en moyenne depuis 1900 largement supérieure à celle des glaciers himalayens, bien relayée par les médias pour ce qui est de celle du Kilimanjaro.

La source de l’erreur :


- Cette partie II "Impacts, adaptation et vulnérabilité" est rédigée par des spécialistes régionaux, biologistes, géographes, géologues économistes et non par des scientifiques stricto sensu (qui se chargent de la partie I)
- La source de cette affirmation ne respecte pas le mode opératoire du GIEC pour ses sources (source = article issu d’une revue scientifique à comité de lecture)
- Cette erreur provient d’un rapport du WWF, prenant pour source une interview d’un chercheur dans la revue New Scientist.
- Selon les hypothèses, ce dernier estimait 2035 comme une prévision
juste pour la fonte de la majeure partie des glaciers himalayens, se basant sans doute par erreur sur un rapport commandé par l’UNESCO au glaciologue russe Vladimir Kotlyakov qui estimait cette disparition à 2350 (et non à 2035).

L’impact de l’erreur :

- Elle n’est présente ni dans le résumé à l’intention des décideurs de 18 pages ni dans celui technique du GT 2 de 56 pages, mais seulement dans le rapport complet de 974 pages
- Le rapport du GT 1 (constitué de climatologues) infirme cette affirmation de la fonte plus rapide des glaciers himalayens dans leur rapport ("Les Éléments scientifiques") chapitre Changes in Snow, Ice and Frozen Ground et se garde se spécifier une date de disparition (voir extrait ci-dessous)
- les médias n’apprennent cette assertion erronée qu’en en révélant l’erreur, concourant ainsi à la diffusion scientifique.
- le GIEC a reconnu l’erreur et réaffirmé le mode opératoire qui fait sa crédibilité

Autour de l’erreur :

- Cette erreur est une négligence et non une volonté de tromper.
- Seule erreur sur 4 rapports internationaux sur le climat de 3 fois 900 pages en moyenne chaque fois, prouesse de synthèse et de coopération scientifique.

S’il faut regretter que le GIEC ait laissé passer cette erreur dans son rapport complet du GT 2 de 976 pages mais sans l’exprimer ni dans ses résumés ni dans ses communications et en l’infirmant partiellement dans le GT1, cet exemple devrait montrer que la presse devrait mentionner comme scientifique uniquement ce qui est sourcé dans les publications des revues scientifiques à comité de lecture, ce qu’elle fait pour cette erreur du GIEC, mais peu ou pas pour les expressions de climato-sceptiques scientifiques qui ne prennent pas la peine de soumettre leurs assertions sur le changement climatique dans de telles revues.


L’information à retenir

Cette agitation autour de l’erreur ne doit pas faire oublier l’intensité accru des changements climatiques et la menace particulière qui pèse sur l’Asie.
Cette information est expliquée page 57 dans le résumé technique du GT 2 du GIEC avec son degré de certitude :

« Le changement climatique a le pouvoir d’exacerber les pressions liées aux ressources en eau dans la plupart des régions d’Asie (confiance élevée).

La menace potentielle la plus importante parmi celles qui sont issues du changement climatique en Asie est le manque d’eau. L’accès à l’eau douce en Asie centrale, du sud, de l’est et du sud-est, particulièrement dans les grands bassins fluviaux, se réduira selon les projections en raison des changements climatiques qui, de même que la croissance démographique et de la hausse de la demande issue de la hausse du niveau de vie, pourrait avoir un impact dommageable sur plus d’un milliard d’êtres humains dans les années 2050 [10.4.2]. Des changements dans la saisonnalité et dans le débit des écoulements de surface en raison de la fonte rapide des glaciers et, dans certaines régions, de l’augmentation des hivernales pourraient avoir des effets significatifs sur la production d’énergie hydroélectrique et sur la production de biens issus de l’agriculture et de l’élevage. »


Pour définir l’incertitude dans ces rapports, le GIEC se réfère à des termes expliqués ci-dessous :