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Durban : la nuit n’aura pas suffi
date 11 décembre 2011
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Après une prolongation de 36 heures, la conférence de Durban a abouti à un accord gravement déconnecté de la réalité de l’urgence climatique. Une fois encore les mauvais élèves (Etats-Unis en tête) ont remporté la partie face aux pays victimes directes des changements climatiques.

Communiqué du Réseau Action Climat – France et de ses associations membres



Durban, le 11 décembre 2011 - Confuse, la conférence sur le climat de Durban l’aura été jusqu’au bout. Au terme d’une dernière nuit électrique, les négociateurs, épuisés, se sont séparés sur un accord gravement déconnecté de la réalité climatique.

« Les artisans de ce résultat atterrant sont bien connus. En tête de file, les Etats-Unis ont déployé toute leur énergie à bloquer le processus. » s’indigne Sébastien Blavier du Réseau Action Climat (RAC-F).

Au petit matin, quelques pays dont l’Europe, l’Inde, la Chine et les Etats-Unis ont bâclé, sur un coin de table, la formulation juridique d’un accord mondial engageant tous les pays.

« Agreed outcome with legal force » sera l’une des options finalement retenues. « Cette formule, pétrie de cynisme, réjouit les Etats-Unis et leur offre une porte de sortie pour éviter que leurs engagements futurs ne deviennent juridiquement contraignants. » souligne Marion Richard du RAC-F.
 Durban : la nuit n'aura pas suffi
Quant à la prolongation du Protocole de Kyoto, toutes les décisions importantes (durée des engagements, règles de fonctionnement) ont été repoussées à 2012 sans certitude d’aboutir.

Si la conférence de Durban devait permettre de nous maintenir sous les 2°C de réchauffement, elle a clairement failli à sa mission. Avec les objectifs actuellement sur la table, nous nous dirigeons vers un réchauffement de 4°C.

Pour sa part, le Fonds vert pour le climat a été mis sur pied. Mais c’est une coquille vide puisqu’aucun financement n’a été prévu pour l’abonder.


Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas

Depuis quelques semaines, les experts du monde entier, GIEC, OMM, PNUE, AIE et OCDE notamment se sont égosillés à alerter sur l’urgence climatique : jamais la concentration de GES n’a été aussi élevée ; jamais il n’a été aussi urgent d’agir.

A ces conclusions, les décideurs ont choisi d’adresser un signal de mépris.
« Cet immobilisme indécent tourne le dos aux milliers de citoyens qui défilaient dans les rues de Durban il y a une semaine, aux délégations de jeunes qui se sont mobilisées tout au long de ces négociations et aux 750 000 signataires de la pétition qui exigeaient une issue ambitieuse. » s’insurge Marc Mossalgue.

Contact :

- Sébastien Blavier – Réseau Action Climat - France : +27 (0)7 25 39 53 94 (local)