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Des émissions de gaz carbonique en hausse constante
date 24 septembre 2004
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SALON DE L’AUTO 2004

Des émissions de gaz carbonique en hausse constante

A l’échelle de la planète, ce gaz à effet de serre ne fait l’objet d’aucune mesure sérieuse

Constructeurs, hommes politiques et automobilistes vivent dans un rêve. Tous, ou presque, vivent dans l’illusion que la technologie permettra de gommer d’un coup de baguette magique la pollution climatique de la bagnole. Que les choses soient claires. Pour parvenir à stabiliser le CO2 dans l’atmosphère, le Français devra diviser par quatre (l’Américain par douze) ses rejets de ce puissant réchauffant d’ici cinquante ans. Et cela ne sera possible qu’au prix d’une véritable révolution dans les mentalités. Aujourd’hui, il suffit de parcourir 4 000 km ­ sans clim ­ avec la plus « verte » des voitures pour franchir le quota annuel de 500 kg de rejet de CO2 que tout humain devrait ­ d’ici à 2050 ­ s’imposer pour ramener la planète à l’équilibre.

En dépit des progrès des moteurs, les émissions de gaz carbonique liées à la route sont toujours à la hausse. En France, celle-ci s’affiche à 21 % entre 1990 et 2002, selon le ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Face à ce constat, les politiques sont désarmés. L’Etat ne parvient même pas à s’imposer des règles : la loi sur l’air de 1996 engageait les flottes publiques (administrations, collectivités, entreprises nationales) à acquérir 20 % de véhicules propres. On atteint péniblement 7 %. Faute de subsides, la modernisation du rail a pris beaucoup de retard. Quant à agir énergiquement pour freiner les rejets automobiles, c’est prendre le risque d’une tornade électorale et d’une débâcle économique tant cette industrie pèse lourd dans l’Hexagone.

La vignette était un instrument de choix pour favoriser les petites voitures, et donc les moins polluantes, moyennant quelques adaptations pour la doter d’une véritable valeur écologique. Mais une décision électoraliste du gouvernement Jospin en a eu raison. Réapparue cette année dans la besace du ministre de l’Ecologie, Serge Lepeltier, sous forme de bonus-malus à l’achat des voitures neuves ­ et discrètement soutenue par des constructeurs français plus performants que leurs concurrents sur le segment des petits modèles ­, elle a été repoussée aux calendes grecques. Reste une limitation énergique de la vitesse, qui cumule deux effets : une réduction de la consommation d’essence, et donc des rejets de CO2, et une réduction du nombre de tués sur les routes. Ce qui s’est passé l’an dernier, quand le gouvernement a décidé de faire respecter le code de la route. Faute de courage politique, c’est sans doute la certitude, à terme, d’un pétrole beaucoup plus cher qui contraindra à une action d’ampleur.

Denis DELBECQ

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