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Danielle Simonnet
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
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Danielle Simonnet nous a répondu.
Ses réponses à notre questionnaire sont disponibles ci-dessous





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Oui. Un outil tel que les zones de performance énergétique est intéressant pour donner du sens à la notion d’éco-quartiers, aujourd’hui largement galvaudée. Néanmoins, la mise en place de zones de performance énergétique doit s’accompagner de moyens financiers et techniques qui permettent effectivement de réaliser les aménagements attendus. Conjuguées à des mesures concernant les transports, la création de zones de performance énergétique peut permettre de s’engager plus fermement sur l’amélioration de la qualité de l’air.

2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

Nous sommes opposés à la spécialisation des espaces et donc au développement des grandes zones économiques et commerciales. Nous prônons une mixité fonctionnelle des activités à la fois socialement et écologiquement utiles, du logement, des transports en commun, des services publiques, et des activités économiques. Nous nous opposons au projet de Métropole du Grand Paris et promouvons à la place la relocalisation d’activités productives diversifiées et utiles. Contre le développement des grandes enseignes dans la capitale, nous favoriserons l’installation de commerces de proximité indépendants par l’aide au portage de l’achat de fonds commerciaux ou encore par l’utilisation plus courante de la préemption. Nous avions d’ailleurs voté en Conseil de Paris contre le projet d’agrandissement du centre commercial des Halles avec sa canopée et la vente du foncier, tout comme nous nous sommes opposés au centre commercial Beaugrenelle ; le bonheur n’est pas au fond du caddie ! Nous exigeons enfin une loi pour encadrer à la baisse les loyers et le prix du foncier. Cet outil législatif est essentiel si on ne souhaite pas que la densification rime forcément avec gentrification.

3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

La densification du logement autour des transports en commun est une mesure nécessaire, notamment pour promouvoir l’utilisation des transports en commun à la place de la voiture. Néanmoins, des mesures doivent être prises pour éviter que la densification du logement favorise la spéculation immobilière, notamment autour des gares. Le prolongement des lignes du métro parisien a trop souvent fait monter les prix de l’immobilier et repoussé à la périphérie les familles aux revenus les plus modestes. Il nous paraît nécessaire d’accompagner la densification d’une maîtrise du foncier et du logement, notamment à travers la construction de logements publics. Nous développerons des programmes de logement mixtes en mobilisant les EPFL. Pour éviter que la construction de logements sociaux enrichisse les promoteurs immobiliers, il est nécessaire d’avoir un outil public de construction au niveau de la municipalité par exemple adossé à la société publique d’aménagement.

4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

La préservation de la biodiversité est l’affaire de tous. Le Plan biodiversité de la Ville de Paris s’ajoutant au Plan climat, au Projet local de l’habitat et au Plan d’alimentation durable, démontre bien la nécessité de s’engager dans une planification sur plusieurs années. Mais ni le PS ni EELV n’assument la reprise du concept de planification écologique. Il s’avère pourtant essentiel de planifier l’extension de nos hectares de toitures végétalisées et de jardins en terrasse, de généraliser la présence de réserves d’évolution naturelle, de nouvelles mares en milieu humide, de renaturer les berges de Seine, d’arrêter définitivement l’utilisation de produits phytosanitaires de synthèse polluant les nappes phréatiques, en particulier les espaces verts, de concourir à une gestion favorisant la biodiversité de la trame bleue et de renforcer les corridors écologiques pour relier les espaces verts de Paris aux grands espaces naturels régionaux.
Nous devons nous préoccuper de la pollution, subie surtout par les classes populaires habitant le long du périphérique sans l’avoir choisi. Il est impératif de poursuivre les couvertures du périphérique. Il a été démontré que certains revêtements adaptés réduisent les nuisances sonores ainsi que les vitesses. En organisant la continuité urbaine, nous instaurerons une continuité sociale et nous contribuerons à construire de nouveaux espaces verts, à l’instar du jardin Serge Gainsbourg de la porte des Lilas ou du jardin de la Dalle Fougères dans le 20ème arrondissement.



Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

Oui. Nous souhaitons engager une politique globale de remplacement de l’automobile par d’autres modes de déplacement. Nous proposons de développer des alternatives à l’usage de la voiture individuelle notamment en complétant le maillage du territoire parisien par des moyens de transport nombreux et variés. Nous souhaitons étendre le tramway et développer les lignes de bus interquartier type « La traverse ». Il est également nécessaire de réaliser des travaux de rénovation et de maintenance du métro parisien (désamiantage notamment), d’améliorer et d’augmenter la fréquence du service du Noctilien et de promouvoir une meilleure information sur son tracé.
Ces mesures doivent s’inscrire dans la redéfinition d’un plan de déplacement urbain qui remette en question la place de la voiture individuelle dans la ville. C’est aussi en cohérence avec un aménagement du territoire urbain au service des besoins que nous mettrons en œuvre cette remise à plat de l’offre de transports en communs. Il nous paraît nécessaire de cesser d’éloigner des centres urbains les populations contraintes d’utiliser leur voiture pour accéder à l’emploi et aux services urbains. Ainsi pour faire reculer l’usage de la voiture, nous remettrons en question la sectorisation du territoire de la ville. Il est important de promouvoir les modes de transport doux, une maîtrise de la voiture (vitesse, stationnement, partage de la chaussée) mais aussi une forte articulation entre la politique d’urbanisme, la politique de transports et les politiques sociales locales à l’échelle des bassins de vie (notamment construction de nouveaux logements sociaux dans les centres urbains et baisse des loyers de ces logements).


2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Oui. Nous sommes favorables au développement des modes de transport doux que sont la marche et le vélo. Pour cela il faut réduire l’impact global de la voiture sur l’espace urbain. Il faut donc créer de nouvelles habitudes de partage de la chaussée afin qu’elle ne soit pas vécue par les automobilistes comme un couloir qui leur est réservé au mépris de tous les autres usagers. Nous sommes favorables au développement d’itinéraires cyclables sécurisés mais nous sommes également favorables à l’expérimentation de chaussées à voie centrale banalisée sur certains axes. Cette solution utilisable dans les rues trop étroites pour y créer une voie cyclable, permet un réel partage de la chaussée par la suppression des deux voies réservées aux voitures qui conduisent les automobilistes à considérer qu’ils sont « propriétaires » de la voie qui leur est dédiée. Il est également possible de créer des « doubles sens cyclables » où un sens est réservé aux cyclistes. De manière générale, le plan de déplacement urbain doit intégrer comme objectif de rendre l’usage du vélo possible et sûr partout. Nous sommes également favorables à toute mesure qui permettra de développer son usage : il faut bien entendu prévoir des stationnements spécifiques aux abords des stations de transport en commun, des administrations, des commerces. Il faut également sensibiliser la population à son usage et permettre la mise à disposition de vélos gratuitement. Si nous sommes en responsabilité, nous municipaliserons les Vélib’, les rendrons gratuits et sans publicité. Ce service doit être un service public correspondant à l’intérêt général et non un service dont les profits vont à l’entreprise JCDecaux. Il est désormais nécessaire de transformer le déplacement dans la ville, afin de baisser nos émissions de gaz à effet de serre, et afin de permettre que l’espace public de la ville permette différents usages et différents modes de déplacement. Nous souhaitons à cet effet que soient menées des actions d’éducation populaire pour favoriser l’usage du vélo auprès des familles, dans les centres de loisir, ou encore en direction des jeunes. Des ateliers coopératifs de réparation de vélo doivent être soutenus dans tous les quartiers.

3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Nous y sommes favorables parce qu’une telle mesure est de nature à permettre un usage sécurisé du vélo, et parce qu’elle permettrait une économie considérable d’émissions de GES et de polluants. Nous commencerons par un travail pédagogique pour convaincre les citoyens de l’utilité d’une telle mesure. De manière générale, la politique de déplacement et d’aménagement du territoire requerra la participation des citoyen-ne-s que nous solliciterons activement en les rendant codécideurs de ces politiques qui les concernent par des comités de quartier à réel pouvoir décisionnel.


Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

En France, 52% de la consommation énergétique finale concerne la chaleur, due essentiellement au chauffage des bâtiments. Il y a donc effectivement une priorité à mettre l’accent sur la rénovation lourde des bâtiments, qu’ils soient publics ou privés. La priorité doit donc être donnée aux économies d’énergie. Pour le Front de Gauche, cela passe par un plan d’isolation des logements et de lutte contre la précarité énergétique, la lutte contre les mésusages de l’énergie, et le développement des moyens pour parvenir à une autonomie relative des besoins primaires (réalisation d’équipements passifs).
Par ailleurs, nous proposons d’inscrire dans les Programmes Locaux de l’Habitat la rénovation thermique des logements existants et renforcer les aides existantes dans ce domaine notamment sur des critères de revenus. Cela pourra effectivement passer par des partenariats avec l’Anah et des Opah.


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

La rénovation du parc public est une possibilité pour structurer les professionnels de la rénovation thermique. C’est notamment ce qu’a lancé le Conseil Régional d’Ile de France pour permettre à la fois d’initier une structuration des professionnels et de dégager des leviers de financements en commençant par le parc public. Sur la base de ce projet, la Mairie de Paris a un rôle fédérateur à jouer compte tenu des réalités du parc immobilier parisien.
La ville a cédé à la tentation de conduire la réhabilitation des équipements publics existants dans le cadre de partenariats public-privés, mode de financement qui garantit par exemple un rendement de 12% par an à la société Nov’Ecoles Paris en faisant reposer la quasi-totalité du risque financier sur la collectivité. L’isolation des bâtiments publics doit passer par une maîtrise d’ouvrage publique.
Nous sommes opposés aux partenariats publics-privés et souhaitons au contraire soutenir l’émergence de filières coopératives dans l’économie de la construction et l’économie de la réhabilitation.


3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Dans le parc social existant, l’actuel Plan climat se fixe pour objectif de réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 et de rénover 4500 logements par an sur la période 2008-2020. Mais nous pouvons aller plus loin. Nous lancerons une programmation écologique de la rénovation énergétique des logements sociaux, basée sur une évaluation au cas par cas du bâti et des systèmes énergétiques. Une des premières régle sera : pas de ravalement sans évaluation énergétique du bâtiment et sans réalisation même partielle. Nous conditionnerons les garanties d’emprunt accordées aux bailleurs sociaux à cette exigence.
Nous continuerons les projets innovants en matière d’énergie, comme l’école de la rue Binet dans le 18ème arrondissement, le groupe scolaire Wattignies dans le 12e ou la crèche de la rue de la Croix-Nivert dans le 15ème afin de développer les compétence et de déterminer par l’expérience les solution simples et efficaces à déployer dans la planification des rénovations énergétiques.
Impliquées dans le collectif contre la Tour Triangle, Danielle Simonnet, candidate Front de gauche à la mairie de Paris et Françoise Giboteau, tête de liste dans le 15ème arrondissement, s’opposent à la construction de ce type de méga-projets énergivores, inutiles et imposés.


4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Pour lutter contre la précarité énergétique, la force publique doit intervenir de tout son poids. De ce point de vu, la mise en place d’un SLIME est nécessaire pour accompagner les personnes en précarité énergétique qui font la démarche de solliciter ce service. Cela n’est toutefois pas suffisant puisque les personnes précaires sont malheureusement très souvent isolées. Parallèlement, la Mairie se mobilisera à la fois pour la rénovation en priorité des logements des personnes en situation de précarité énergétique, mais également pour que l’Etat s’engage pour la gratuité des consommations de base d’énergie des ménages (en fonction d’une surface moyenne par habitant et de l’isolation du logement) et instaure un tarif progressif de l’électricité qui surenchérisse le mésusage.

5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Nous ne sommes pas favorables aux exonérations fiscales car celles-ci concernent uniquement les personnes qui payent l’impôt, et donc pas les ménages qui sont le plus en difficulté. Nous sommes plus favorables à des aides accordées sur critère de revenu ainsi qu’à la progressivité de l’impôt.


Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Paris est le plus grand réseau de chaleur de France, géré par la Compagnie parisienne du chauffage urbain (CPCU) qui est une entreprise publique locale. Ce mode de gestion public n’est pas pleinement satisfaisant pour nous qui, attachés à la maîtrise publique de ce genre d’infrastructures, sommes plutôt favorables aux régies publiques qui sont les seules à pouvoir garantir à la fois un mode de gestion pleinement public et démocratique. C’est pourquoi nous sommes favorables à la municipalisation complète de la CPCU, où EDF GDF Suez est actuellement majoritaire. Dans le cadre de ce service public nous planifierons l’usage d’énergies renouvelables telles la géothermie et le bois.

2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Pendant la campagne présidentielle, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ont défendu l’idée d’un Pôle public de l’énergie capable de mettre en place un véritable service public de l’énergie qui soit orienté vers le bien-être de la population et le respect de l’environnement. Au niveau local, à défaut de ne pouvoir effectuer un retour complet et direct en gestion publique de notre réseau d’électricité et de gaz, il est en effet nécessaire de renforcer notre rôle de concédant.
Mais en parallèle, les municipalités ont aussi pour compétence la mise en place d’unités de production d’énergie, qu’elles peuvent ensuite distribuer sur le réseau de distribution (toutes les tensions de moins de 63000 volts). Nous proposons ainsi de créer une régie publique des énergies renouvelables afin de maîtriser davantage notre production d’énergie et développer la production d’énergies renouvelables.


3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

Oui. La planification écologique est l’élément central du programme du Front de Gauche en la matière. Le schéma directeur de l’énergie pilotera notamment les objectifs de développement de la géothermie.

4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

Effectivement ce genre de politiques est nécessaire pour permettre le développement des énergies renouvelables basées sur les ressources locales. Parmi ces énergies renouvelables nous privilégions entre autre la biomasse classique (soit par conversion via Méthanisation ou à combustion directe). Pour mettre en place cette production d’énergie renouvelable, il est donc en effet nécessaire de travailler avec les zones rurales de la région. Nous développerons la géothermie et nos échanges avec les communes limitrophes ainsi qu’un partenariat avec le STIF afin de pouvoir organiser la captation de la chaleur issue du réseau de métro RATP.


Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Oui. Il est nécessaire de d’améliorer l’accès de toutes et tous à une alimentation saine et biologique et contribuer à l’éducation au goût et à la responsabilité. Nous nous engageons à introduire des aliments sains dans toutes les cantines et restaurations collectives de la ville sans accroître la facture de CO2 lié à leur acheminement. Nous défendons pour cela une production agricole de proximité.

2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Nous nous opposons au méga-projet du plus grand centre commercial européen Europa City qui prévoit la destruction de 300 hectares terres agricoles dans le triangle de Gonesse. Nous portons un projet de ville qui laisse la place et protège l’agriculture de proximité. Le Front de gauche défend en effet le développement non seulement de l’agriculture biologique, mais également des circuits courts entre producteurs et consommateurs. Nous devons défendre nos terres agricoles et développer avec les petits producteurs des commandes directes pour la restauration collective. Paris doit soutenir les AMAPP, le commerce équitable, les jardins partagés, ou encore les fermes maraîchères urbaines comme le projet de ferme maraîchère verticale dans le 15ème arrondissement ou la Ferme Montsouris dans le 14ème arrondissement, transformée en un projet immobilier contestable. Nous souhaitons aussi encourager la création de jardins potagers gérés par les locataires dans les espaces verts des bailleurs sociaux.


Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

Nous défendons le droit à réparer et recycler pour réduire nos déchets et lutter contre la société productiviste qui pousse à la surconsommation matérielle. Nous voulons développer les Services d’échanges locaux (SEL), et reconnaitre le droit au glanage, droit de chiner tels que le développement des marchés du recyclage ou carré des biffins et le soutien à toutes les alternatives qui iraient dans ce sens.

Nous sommes pour la promotion des ressourceries-recycleries dans le cadre d’un service public communal ou intercommunal pour sortir du gaspillage, de la société du tout-jetable et de l’obsolescence programmée. La création de ressourceries-recycleries couplées à des centres de tri ou déchetteries doit permettre de favoriser la seconde vie des objets. Les communes peuvent mettre à disposition un terrain, voire un bâtiment (dont la superficie peut être très importante), en fonction du gisement extractible. Nous soutiendrons donc les ressourceries qui se sont créées à Paris mais nous avons également l’intention d’aller au-delà et d’en faire un véritable service d’intérêt général communal.
Nous souhaitons également accompagner le développement d’ateliers « Fab lab » qui contribuent à mutualiser outils et compétences pour la réparation des objets et à susciter la créativité.


2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Jusqu’à 52 % des ordures ménagères résiduelles, soit 164 kilos par habitant par an, pourraient être valorisées en combinant compostage domestique et filières collectives de gestion biologique (compostage ou méthanisation). Ainsi, nous sommes pour la création de petites unités de compostage disséminées dans les quartiers. Ces unités doivent devenir systématiques dans le logement social non diffus.


Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

Les critères d’éco-conditionnalité font en effet partie des solutions que nous envisageons dans le cadre d’une politique municipale allant dans le sens du respect de l’environnement. En plus des critères sociaux, nous défendons que les aides aux entreprises (dans le cadre de Paris Innovation par exemple) soient conditionnées aux critères de responsabilité écologique. Les clauses environnementales doivent être renforcées dans les marchés publics.

2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

En tant que « consommatrice », la municipalité a effectivement un rôle à jouer dans l’incitation à des comportements plus sobres. Le choix des marchés publics doit se faire en considération des contraintes écologiques. Nationalement comme au niveau des municipalités, nous nous opposons aux grands projets inutiles tels que la Tour Triangle ou le Centre commercial Europa City qui n’ont qu’une logique économique à court terme.
Par ailleurs, l’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics est aussi un engagement que nous prenons. Nous privilégierons également, dans le cadre permis par la loi, les structures de l’économie sociale et solidaire pour les appels d’offre. Mais ces choix doivent être liés également à la volonté de réduire le matraquage publicitaire dans l’espace public.
Nous pensons qu’une ville écoresponsable est une ville sans pub. Sao Paulo l’a fait. Pourquoi Paris ne s’y engagerait-elle pas ? Non seulement la publicité est énergivore et responsable de nombre de pollutions, mais elle contribue à nos conditionnements consuméristes. Défendre notre écosystème nécessite de repenser en profondeur notre mode de développement. C’est pourquoi la lutte contre l’envahissement publicitaire est un axe fort de notre programme.



Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

Les intercommunalités ont du sens quand elles sont fondées sur des périmètres de solidarité et de projets partagés. Cependant, le projet de métropolisation du Grand Paris prévoit d’éloigner plus encore les citoyens des processus de décision et de briser l’autonomie administrative des communes. Le conseil métropolitain impose d’ores et déjà une vision de Paris opposée aux coopérations entre les territoires et à l’implication citoyenne. Au contraire, un débat citoyen sur les politiques énergie-climat permettrait d’inscrire Paris et la région Ile-de-France dans le scénario Négawatt fondé sur le tryptique sobriété-efficacité-énergies renouvelables. Face aux enjeux économiques productivistes, aux lobbies capitalistes divers, nous sommes persuadés que seule l’implication citoyenne du plus grand nombre peut défendre l’intérêt général de la défense de notre écosystème.



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