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Accueil > Politiques et mesures > Négociations internationales > Les Conférences Annuelles des Parties (COP/MOP) > COP15-MOP5 : Copenhague 2009 > Copenhague : Les pays industrialisés doivent présenter leurs objectifs de réduction
Copenhague : Les pays industrialisés doivent présenter leurs objectifs de réduction
date 12 janvier 2010
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Après deux semaines de tensions et deux ans de travail acharné, cette conférence a accouché dans la douleur et dans la fatigue d’un accord creux et pétri d’intentions vagues. Mais les États ont du travail à la maison, à rendre avant le 31 janvier !

La Conférence des Parties prends note de l’accord de Copenhague du 18 Décembre 2009.
C’est par cette formule, dont seule la diplomatie onusienne a le secret, que s’est conclu le sommet « historique » de Copenhague. Après deux semaines de tensions et deux ans de travail acharné, cette conférence a accouché dans la douleur et dans la fatigue d’un accord creux et pétri d’intentions vagues.
Mais les États ont du travail à la maison, à rendre avant le 31 janvier !


Aux Nations Unies, l’unanimité est nécessaire pour entériner une décision. C’est même un principe fondamental. Les décisions sont en effet adoptées par consensus.
Pour autant, à Copenhague, la présidence danoise s’est arrangée avec le règlement et a trouvé la parade : une locution alambiquée (/prend note/) qui semble affranchir l’assemblée d’une unanimité. Ainsi, le texte décidé en petit comité plus tôt dans la soirée a été validé, et les engagements chiffrés de réductions remis à plus tard.

2 ans de travail pour un accord de 3 pages

Concrètement, cet accord est un document de moins de 3 pages, composé de 12 articles. (Télécharger l’accord)
Il est suivi de deux tableaux en annexes qui devront être complétés pour le 31 janvier 2010 au plus tard :

- dans le premier tableau, les pays industrialisés devront inscrire leurs objectifs de réductions d’émissions pour 2020. Chaque pays est invité à remplir lui-même ce tableau et l’année de référence par rapport à laquelle l’objectif sera défini.


- dans le second tableau, les pays en développement devront communiquer leurs futures actions de réductions de leurs émissions qu’ils comptent mettre en place au niveau national.

Ces tableaux, et plus largement la forme globale de cet accord, sont pour le moins déroutants pour quiconque a suivi les négociations.
Pendant les deux années de préparation, de nombreux groupes de travail ont planché sur des préconisations techniques chiffrées et rédigé des milliers de pages de non-papers, prenant en compte les exigences scientifiques et les scénarios économiques des différentes parties.
La version finale est hautement frustrante, mais elle laisse une porte ouverte à des engagements plus sérieux, loin de l’agitation danoise.

"Des engagements financiers flous et en deçà des besoins des pays en développement »

L’accord de Copenhague prévoit deux types de financements :

− un financement dit précoce, de 30 milliards de dollars sur 3 ans entre 2010 et 2012, pour aider les pays en développement dans leurs actions d’adaptation et de limitation de leurs émissions. Les actions d’adaptation devront être focalisées en priorité sur les pays les plus vulnérables. L’accord ne précise pas d’où viendra l’argent, quel sera le modèle de gouvernance ni à quoi et pour qui iront ces financements.

− un financement de plus long terme. L’accord évoque en effet, de manière plutôt molle, la nécessité pour les pays industrialisés de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 pour soutenir les pays en développement. Mais, aucune précision n’est apportée sur la part respective du public/privé dans ce financement. Les pays ont également échoué à se mettre d’accord sur l’établissement de nouveaux mécanismes de financements, du type taxes/mise aux enchères des droits à polluer. Ils ont renvoyé cette tâche à un panel de haut niveau. Aucune date butoir n’est mentionnée pour la fin des travaux de ce groupe et l’adoption d’une décision.

Copenhague continue jusqu’au 31 janvier

Selon l’accord, les pays industrialisés doivent présenter leurs objectifs de réductions au 31 janvier 2010. L’Europe, par la voie de ses principaux chefs d’États, a clairement marqué son volontarisme vis à vis des autres pays. Il est grand temps de traduire dans les engagements politiques ce volontarisme tant vanté dans les discours.
Le Réseau Action Climat France demande à l’Europe et en particulier à la France de passer, au 31 janvier, à un objectif de réduction de ses émissions d’au minimum 30% pour 2020, par rapport à 1990. La France devra par ailleurs s’engager à respecter cet objectif sur son propre territoire et non en recourant à la compensation de ses émissions via des projets menés à l’étranger.

Rédacteur : Marc Mossalgue - Réseau Action Climat France