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Conférence de Durban : Ne pas laisser tomber le climat
date 28 novembre 2011
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Communiqué à l’occasion de l’ouverture de la 17ème Conférence des Parties sur le climat à Durban (Afrique du Sud).

Communiqué du Réseau Action Climat – France et de ses associations membres


Durban, le 28 novembre 2011 - C’est aujourd’hui que s’ouvre à Durban la conférence des parties sur le climat (COP17), qui réunit193 Etats. S’ils attendaient des chiffres alarmants pour prendre conscience de l’urgence et agir contre le changement climatique, les négociateurs sont servis.

L’Organisation Météorologique Mondiale [1], le GIEC [2], l’AIE [3] et le PNUE [4] ont récemment et coup sur coup, publié des rapports sur l’état du dérèglement climatique et la trajectoire de réchauffement.

Leurs conclusions sont accablantes : jamais la concentration de GES n’a été aussi élevée ; si le volontarisme politique reste à ce niveau, la planète se réchauffera de 6°C. Coté impacts, les évènements extrêmes (canicules, pluies torrentielles, sécheresse etc.), et les risques liés à la montée du niveau de la mer s’intensifieront au cours du siècle.

Le défi consiste à gérer ces risques, s’adapter à la nouvelle donne climatique, et remettre en cause les modes de développement, au Nord comme au Sud.

Alors que la Conférence se déroule sur le continent africain, première victime du dérèglement climatique, le niveau d’ambition est aujourd’hui au plus bas : remise en cause du Protocole de Kyoto, tergiversations sur les financements, etc. Une action mondiale concertée est plus que jamais impérative pour espérer limiter le réchauffement à 1,5°C.

Si la signature d’un accord global remplissant ces conditions ne se fera pas cette année, la Conférence de Durban devra cependant tracer la voie pour y parvenir au plus vite.

Pour ce faire, les décideurs devront à la fois :
- s’appuyer sur le passé : en renouvelant le protocole de Kyoto. Il faut à Durban que les pays industrialisés se fixent des objectifs de réduction d’émissions contraignants au sein d’une deuxième période d’engagement ;
- préparer le futur : en se dotant d’une feuille de route vers un accord mondial qui devra être conclu au plus tard en 2015 et comporter des objectifs de réduction d’émissions d’au minimum 80% d’ici 2050 au niveau mondial ;
- mettre à profit le présent : en consolidant dès maintenant les avancées de Cancún et plus particulièrement le Fonds vert pour le climat à même de fournir les financements pour l’adaptation, l’atténuation et la lutte contre la déforestation. Pour remplir son rôle, il devra être alimenté par des financements innovants (taxation du transport maritime notamment).

Quelque soit le contexte et l’agenda politique, le climat reste une priorité absolue qui nécessite des réponses immédiates et d’envergure. Durban est le lieu pour y parvenir.

Contact :

- Marc Mossalgue – Réseau Action Climat : +27 (0)7 25 49 69 04 (local) / +33 (0)6 67 24 1234 68

date Notes

[1Organisation Météorologique Mondiale, Bulletin annuel, 2011

[2Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Special Report on Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation (SREX), 2011

[3Agence Internationale de l’énergie, World Energy Outlook, 2011

[4Programme des Nations-Unies pour l’Environnement, Bridging the Emissions Gap to Meet 2-Degree Target Doable, 2011