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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > Conclusions du débat sur l’énergie : La balle est renvoyée à l’Elysée
Conclusions du débat sur l’énergie : La balle est renvoyée à l’Elysée
date 18 juillet 2013
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Montreuil, le 18 Juillet 2013 - Le Conseil National du Débat sur la Transition énergétique (CNDTE) rend aujourd’hui ses conclusions après plus de huit mois de débat mené entre différentes parties prenantes et à différents échelons (national, territorial et citoyen).



La France n’est pas sur la voie de la transition énergétique

Pour le Réseau Action Climat France et ses associations membres, ces conclusions ne permettent pas, en l’état, de placer la France sur la voie de la transition énergétique. En effet, bien que plusieurs propositions intéressantes figurent dans le document final (la mise en place d’une contribution climat énergie, la rénovation de 500 000 logements au niveau BBC, une introduction progressive d’une obligation de travaux de rénovation, la nécessité pour la France de défendre un triple objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique à l’horizon 2030 au niveau européen, l’accent mis sur la nécessité de lutter contre l’étalement urbain pour réduire les déplacements contraints), la plupart des recommandations restent floues, et la transition énergétique reste sans moyens financiers.

« D’une manière générale, le RAC regrette que le débat n’ait pas été porté au plus haut niveau politique, par le Président de la République et le Premier Ministre et le travail de sape opéré du début à la fin par le MEDEF et certains syndicats comme force ouvrière », déplore Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat. Un engagement au plus haut niveau aurait permis de faire de la transition énergétique un enjeu majeur au niveau national. Le RAC regrette tout autant l’obstruction persistante de certains acteurs, parmi lesquels le MEDEF et certains syndicats, qui se sont évertués tout au long du débat à mettre leur véto sur toute mesure ambitieuse et structurante en matière de transition énergétique : on l’a vu sur des questions comme la division par deux de la consommation d’énergie finale à l’horizon 2050, la part croissante de la fiscalité écologique, l’élargissement de la CSPE à d’autres carburants et combustibles, ou encore la questions des subventions à la pollution (diesel, kérosène pour l’aviation…). Ces mêmes acteurs ont cherché à maintenir le statu quo à travers le débat, notamment en ce qui concerne la place du nucléaire dans le mix énergétique français, alors que l’engagement du Président de la République est de réduire sa part à 50% d’ici à 2025. Idem sur les gaz de schistes, pour lesquels le MEDEF n’a eu de cesse de vouloir rouvrir une porte, pourtant fermée depuis 2011.

Aujourd’hui, on s’aperçoit que le MEDEF a cherché pendant 8 mois à enlever toute portée à la transition énergétique... pour finalement menacer de ne pas endosser le texte si celui-ci ne passait pas de l’état de « recommandations » du débat à celui de simple « synthèse »... La stratégie politique est claire : c’est celle d’un chantage vis à vis du gouvernement.

L’exécutif doit prendre ses responsabilités

« Le Président de la République et le Gouvernement doivent désormais prendre leurs responsabilités et opérer les arbitrages nécessaires, afin de placer la France sur la voie de l’excellence environnementale », rappelle Morgane Creach. Plusieurs points doivent être désormais tranchés dans le cadre du futur projet de loi : comment, concrètement, parvient-on à la réduction de la part de l’électricité nucléaire à l’horizon 2025 (calendrier de fermeture des réacteurs), quel outils fiscaux met-on en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France, avec quoi et comment financer le chantier de la rénovation de 500 000 logements au niveau BBC, quelle mobilité du futur et quels choix d’infrastructures alors que le Premier Ministre vient de se déclarer en faveur du scénario 2 du rapport Duron qui contient pas moins de 8 projets de nouvelles autoroutes, quelles nouvelles compétences seront déléguées aux territoires, acteurs majeurs de la transition énergétique ? Autant de points sur lesquels les conclusions du débat amènent finalement peu de réponses.


- Contact
Morgane Creach, Directrice du Réseau Action Climat
01 48 58 83 92 / 06 59 25 19 31