logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Climat : vers une relance des négociations à Buenos Aires
date 2 décembre 2004
texte+ texte- google twitter facebook

Climat : vers une relance des négociations à Buenos Aires

Les négociations de l’ONU sur le changement climatique repartent lundi
à Buenos Aires avec un nouvel élan, l’hypothèque sur l’entrée en
vigueur du protocole de Kyoto étant enfin levée avec la ratification russe.

Le feu vert du président Vladimir Poutine, suivi de la ratification
officielle le 18 novembre, a débloqué le principal outil de lutte contre
le changement climatique, ouvrant la voie à des négociations sur
"l’après Kyoto". Le protocole, conclu en 1997, était suspendu au bon vouloir
russe depuis le retrait des Etats-Unis en 2001, du fait de ses règles
spécifiques de ratification.

Il impose aux pays industriels de réduire leurs émissions de six gaz à
effet de serre, CO2 notamment, de 5,2% en moyenne d’ici 2012 par
rapport au niveau de 1990. Son entrée en vigueur le 16 février prochain,
après des années d’atermoiements, va contraindre les pays riches qui l’ont
ratifié à diminuer en catastrophe des rejets qui entre-temps se sont
envolés, comme au Canada (+20%) ou au Japon (+12%).

Le sauvetage du protocole, s’il a une portée diplomatique et économique
considérable, aura néanmoins un impact infime sur le climat. Car les
gaz qu’il réglemente, issus surtout de l’usage du charbon et du pétrole,
ont une durée de vie pouvant atteindre des centaines d’années, et leur
accumulation dans l’atmosphère réchauffe déjà la planète.

Il faut donc impérativement poursuivre les négociations pour aller plus
loin. Selon les experts, une diminution de moitié des émissions
mondiales serait nécessaire d’ici 2050 pour limiter le réchauffement mondial à
2 degrés supplémentaires à la fin du siècle.

L’objectif final ne peut donc être atteint sans les Etats-Unis, premier
pollueur planétaire avec le quart des émissions de CO2, et les pays en
développement qui n’ont actuellement sous le régime de Kyoto que des
obligations d’inventaire.

Les pays du Sud représentent aujourd’hui environ 40% des émissions
mondiales, mais ils dépasseront les pays industriels vers 2025, selon
l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

"L’après-2012" sera le sujet le plus explosif de Buenos-Aires. La
réélection du président George W. Bush ne laisse guère augurer d’une
attitude plus conciliante de Washington, qui mise sur les percées
technologiques et refuse tout accord multilatéral contraignant.

Les pays émergents de leur côté, emmenés par l’Inde, considèrent tout
engagement de maîtrise de gaz à effet de serre comme une entrave à leur
développement.

Une tentative européenne d’aborder l’avenir des négociations avait
débouché sur un affrontement Nord-Sud à New Delhi fin 2002 et failli faire
avorter une déclaration ministérielle.

Forte de cette expérience, la présidence argentine a avancé prudemment.
Elle a renoncé à toute déclaration pour les quelque 70 ministres de
l’Environnement qui feront le déplacement en fin de conférencedécembre).

Elle a inscrit le sujet qui fâche dans une des tables rondes
ministérielles, "la Convention dix ans après : ce qui a été fait, ce qu’il reste
à faire". Un libellé pudique qui cite la Convention climat de l’ONU,
entrée en vigueur en 1994, dont Kyoto a durci les dispositions.

Selon des diplomates, la présidence propose d’organiser dans les
prochains mois deux ou trois "séminaires", destinés à déminer le terrain
avant l’ouverture des négociations officielles en novembre 2005 sur
"l’après-2012".

Ces réunions informelles seraient ouvertes à toutes les parties à la
Convention. Les Etats-Unis, qui ont ratifié ce traité, y siègeraient de
plein droit, comme à Buenos Aires, où la Convention sert de cadre
officiel aux travaux.

BUENOS AIRES, 2 déc 2004 (AFP)