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Climat : proposition pour favoriser la lutte contre la déforestation
date 30 novembre 2005
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Climat : proposition pour favoriser la lutte contre la déforestation

Les délégués à la conférence de Montréal sur le changement climatique ont débattu mercredi de l’opportunité d’octroyer des crédits de CO2 aux pays en développement qui luttent contre la déforestation sur leur territoire.Les pays du Sud n’ont pas d’engagements chiffrés de réductions de leurs émissions de CO2 sous Kyoto. Ils peuvent toutefois participer aux échanges de droits de pollution dans le cadre du Mécanisme de développement propre du protocole.Ce mécanisme permet à un pays du Nord, obligé de réduire ses émissions sous Kyoto, de faire un investissement propre dans un pays du Sud et de mettre à son crédit la pollution ainsi évitée à l’atmosphère. L’investisseur peut, soit inscrire ces crédits à l’actif de son inventaire national d’émissions, soit les vendre sur les marchés du CO2.
En pratique les crédits sont le plus souvent partagés entre l’investisseur et le pays du Sud, qui bénéficie ainsi à la fois d’une usine moderne et d’actifs qu’il peut vendre sur les bourses du CO2.L’idée, présentée mercredi matin par la Papouasie-Nouvelle-Guinée, permettrait à un pays tropical d’obtenir des crédits de CO2 pour un programme de lutte contre la déforestation, adopté à son initiative.Elle fait allusion au phénomène de la photosynthèse selon lequel les arbres stockent du carbone et leur abattage envoie donc dans l’atmosphère du CO2 (dioxyde de carbone), un important gaz à effet de serre.

Le ministre canadien de l’Environnement, Stéphane Dion, qui préside la conférence, la Grande-Bretagne, qui préside actuellement l’Union européenne, et le Brésil, où la déforestation de l’Amazonie est un problème endémique, ont bien accueilli la proposition.Ils ont estimé qu’elle devrait être étudiée dans le cadre de l’action à long terme contre le changement climatique, c’est-à-dire dans le débat sur les suites à donner au protocole de Kyoto à l’expiration du traité en 2012.Au contraire, le chef de la délégation américaine, Harlan Watson, a dit que cette question "relevait plutôt" de la mise en œuvre du protocole de Kyoto.Les Américains, qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto qu’ils rejettent, refusent de parler à Montréal de l’avenir des négociations climatiques après 2012.

AFP 30.11.05 | 22h27