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Climat : le verdict du GIEC impose une réponse politique plus forte !
date 2 février 2007
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Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu aujourd’hui à Paris
ses conclusions scientifiques, qui sont sans appel : “le réchauffement du système climatique est sans équivoque”. Le rapport
qualifie de "très probable" (+90% de chance) le rôle des activités humaines dans l’augmentation des températures moyennes
depuis le milieu du XXe siècle.

Communiqué de presse du Réseau Action Climat-France et de ses associations membres

Climat : le verdict du GIEC impose une réponse politique plus forte !

Paris, le 2 février 2007 - Le réchauffement des 100 dernières années est passé de 0,6°C dans le rapport de 2001 à 0,74°C dans le nouveau rapport.
Autre fait inquiétant, le GIEC observe ces dernières années une accélération de certains phénomènes comme la progression des concentrations de gaz à effet de serre (GES) de +2,2 ppm/an [1] entre 2000 et 2005 contre +0,35 ppm/an entre 1850 et 2000, les records de chaleur (11 des 12 dernières années comptent parmi les plus chaudes depuis 1850) ou encore l’élévation
du niveau des mers.
Le rapport du GIEC est le résultat d’un consensus scientifique prudent et non catastophique, pourtant les prévisions pour 2100 ne sont guère rassurantes : selon les scénarios de développement économique étudiés, la température moyenne à la surface du globe devrait s’élever entre 1,1 et 6,4°C. Les précipitations augmenteraient dans les hautes latitudes et baisseraient dans les zones subtropicales. Les canicules et vagues de chaleur continueront à être plus fréquentes avec des sécheresses plus longues et plus intenses en zones tropicales et subtropicales. Les cyclones tropicaux seront quant à eux plus intenses. Enfin, le rapport prévoit une élévation du niveau des océans comprise entre 0,18 et 0,59 mètres, qui pourrait être fortement aggravée par l’accélération possible de la fonte des glaciers du Groenland.

Pour le Réseau Action Climat-France, ce verdict des scientifiques appelle dès maintenant une réponse efficace et rapide de la part de la Communauté internationale ainsi que du Gouvernement.
Pour éviter le pire, il faut limiter le réchauffement en deçà de 2°C d’ici la fin du siècle, par rapport aux températures préindustrielles.
Ceci implique pour les pays industrialisés, dont la France, de réduire de 30% leurs émissions de GES d’ici à 2020.
La Commission européenne a récemment proposé que les Etats membres s’engagent à réduire de 20% leurs émissions d’ici à 2020 et de 30% si le reste des pays industrialisés fait de même. Pour Edouard Toulouse du WWF-France, "Cet objectif de -30% sur les émissions européennes en 2020 ne semble plus être soutenu explicitement par la France. Cette reculade nous rend furieux au moment où le Président de la république nous rejoue un couplet sur l’environnement".

De son côté, la France s’est engagée à travers une loi de juillet 2005 [2] à diviser par 4 ses émissions de GES d’ici 2050, ce qui équivaut à une diminution annuelle de 3% de ses émissions. Mais la politique nationale actuelle encadrée par le Plan Climat ne permettra pas d’atteindre ce taux de réduction. La gravité et l’urgence de la situation, confirmées par le rapport scientifique du GIEC, exigent des politiques fortes et rapides.
Le secteur des transports, premier secteur émetteur en France (26% des émissions), est trop souvent mis de côté. “Il nous faut des mesures fortes et efficaces telles qu’un arrêt de la construction d’autoroutes, un vaste programme de développement des transports collectifs et des modes de transport doux (vélo, marche), ainsi qu’une fiscalité favorisant l’essor des véhicules sobres en carbone”, explique Olivier Louchard, du RAC-F.

Le secteur du bâtiment (20% des émissions) est lui-aussi négligé. Pour Cyrielle Den Hartigh des Amis de la Terre, “aucune mesure concrète n’est prise pour donner à chacun les moyens d’isoler efficacement son logement et de lutter ainsi contre les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de réduire la facture d’énergie des ménages”.

Que ce soit dans les transports, les bâtiments, l’agriculture ou l’énergie, la France a donc encore des efforts à faire. Pour Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France, “le climat est une préoccupation majeure des citoyens.Devenu un argument de campagne électorale, nous attendons toujours des candidats des engagements sur des mesures concrètes et efficaces. Face à l’urgence climatique, les solutions existent, mais il faut agir dès maintenant”.
C’est dans ce but que le RAC-F a lancé à l’automne denier une campagne à destination des candidats à l’élection présidentielle et organise des rencontres pour les convaincre de la nécessité d’intégrer dans leur programme 10 mesures fondamentales aptes à répondre à l’urgence climatique [3].

Contacts presse :
- Edouard Toulouse, WWF-France : 01 55 25 86 43 - 06 26 07 84 64
- Morgane Créach, RAC-F : 01 48 58 83 92 - 06 89 78 44 93
- Cyrielle Den Hartigh, Amis de la Terre : 06 86 41 53 43
- Yannick Jadot - Greenpeace France : 06 08 68 27 85

date Notes

[1Partie par million et par an

[2Loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique (loi POPE).

[3Changement climatique : 10 mesures prioritaires à intégrer dans les programmes électoraux pour 2007, téléchargeable sur www.rac-f.org