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Climat : Kirchner appelle les pays développés à assumer leurs responsabilités
date 15 décembre 2004
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Climat : Kirchner appelle les pays développés à assumer leurs responsabilités

Le président argentin Nestor Kirchner a appelé mercredi à Buenos Aires les pays développés à assumer leurs responsabilités dans la lutte contre les changements climatiques, en inaugurant la phase ministérielle de la conférence des Nations Unies sur le climat.

"Il n’y a aucune raison pour que les pays développés ne tiennent pas les engagements souscrits", a lancé M. Kirchner, dans une claire allusion au refus des Etats-Unis - qu’il n’a jamais nommés - de ratifier le protocole de Kyoto.

Le président argentin a souligné que les changements climatiques provoqués par les gaz à effet de serre allaient sûrement "aggraver la situation déjà insupportable de pauvreté et de la faim" dans le monde entier.

"Nous ne pouvons accepter que des sociétés entières soient condamnées seulement parce qu’ailleurs on ne fait pas l’effort nécessaire", a-t-il lancé devant les ministres de l’Environnement des 178 pays ayant ratifié la convention-climat de l’ONU.

Faisant à plusieurs reprises allusion à la dette impayée de son pays envers ses créanciers privés, M. Kirchner a souligné la nécessité de mettre en œuvre des politiques soutenables à long terme, que ce soit dans les domaines de la finance ou de l’environnement. "Nous, les Argentins, connaissons le coût de politiques qui ne sont pas soutenables à long terme", a-t-il souligné.

Mais il a relevé que des progrès dans la lutte contre les changements climatiques ne seront pas possible "sans la participation de tous".

Il est donc pour lui "indispensable de répondre aux demandes des pays les plus pauvres", premières victimes des changements climatiques, notamment en créant "un mécanisme pour répartir équitablement les coûts".

"La conception et la mise en œuvre d’un mécanisme pour répartir les coûts en fonction des responsabilités de chacun dans la génèse du problème (...) est le seul moyen qui rendra possible une participation croissance des pays en développement" dans la lutte contre le réchauffement climatique, a-t-il dit.

Les pays "qui se montrent impitoyables devant les défaillances de leurs débiteurs sont les mêmes qui n’admettent pas de se charger de la dette environnementale contractée envers les pays moins développés", a lancé le président péroniste, dont le discours musclé a surpris les congressistes.

"Nous ne devons pas accepter le double discours qui consiste à réclamer aux pays en développement l’exécution stricte des engagements financiers liés à la dette externe, alors que les pays les plus évolués et les plus puissants échappent à l’engagement de base en faveur de la préservation de la vie qu’incarne (...) le protocole de Kyoto".

AFP